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 Seule et perdue (PV Takao)

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Détective Rei
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MessageSujet: Seule et perdue (PV Takao)   Dim 16 Mai - 14:33

Il faisait sombre. La tête baissée, la demoiselle marchait sans vraiment savoir où elle allait. Les réverbères se multipliaient, et la foule aussi. Jamais elle ne semblait passer au même endroit. Même les décors semblaient nouveaux à chaque seconde. Les écouteurs dans les oreilles, elle se laissa bercer par une musique assez douce, mais assez forte pour ne pas entendre la cohue que provoquait la ville. Ses yeux parcouraient les moindres recoins à la recherche de quelque chose de particulier. Quelque chose qui l'attirerait inévitablement, et bien sûr en relation avec son travail.

Quelques heures auparavant, elle était restée seule chez elle. Arata était parti étudier comme il le devait, et pendant ce temps la demoiselle passait son temps à enquêter. "Dollars". Ce mot paraissait danser dans ses pensées. Les gens qui la connaissait lui disait de plus s'approcher du danger, mais ces mots étaient bien loin d'elle. La demoiselle n'aimait pas particulièrement le danger, mais elle n'en avait pas peur. Pour arriver à son but, Reiko était assez obstinée pour savoir ce qu'elle devait faire ou non. Au final, elle arracha un morceau de papier du cahier qui lui faisait face. Puis, à l'aide d'un marqueur, elle inscrit une adresse, et en dessous en plus petits "Dollars ? Nakura ?". Empoignant le papier assez brutalement, la demoiselle le plaça dans la poche arrière de sa jupe noire.

De nouveau dans les rues d'Ikebukuro, ses chaussures martelaient de plus en plus vite le sol. La nuit était maintenant tombée sur la ville, tel un drap qui recouvrerait un précieux objet. Voilà comment Reiko considérait à présent cette ville. Ses cheveux blonds bougeaient au rythme de ses pas. Soudainement, la demoiselle s'arrêta. Ses yeux se posèrent une nouvelle fois sur le morceau de papier. "Hôpital d'Ikebukuro". La demoiselle avait beau chercher, aucun hôpital ne se trouvait ici. Une fois de plus, l'adresse était fausse. Oui, une fois de plus, car ce "Nakura" s'amusait souvent à ça. Envoyer de fausses adresses, prétendre que quelque chose allait bientôt arriver .. Et bien sûr, une fois de plus, la demoiselle s'était perdue. Malgré ses deux années au sein de cette ville, les rues semblaient toujours aussi nombreuses. Levant la tête, Reiko avait beau chercher quelque chose pour se repérer, elle ne trouva rien.

La demoiselle alla s'asseoir sur un compteur électrique le temps de souffler un peu. S'y asseyant d'une manière plutôt lasse, elle ne manqua pas de tomber à la renverse grâce à la solidité de l'objet. Son regard perdu dans le vague, elle se demanda ce qu'elle faisait ici. Après-tout, pourquoi suivait-elle les ordres de cet homme ? Indépendante, elle s'habituait à enquêter de manière plus discrète, et surtout le jour. Pourtant, quelque chose l'ennuyait... Comment "Nakura" savait-il le passé de la demoiselle ? Et comment pouvait-il si bien la faire chanter ? Toutes ces questions dont Reiko ne savait les réponses.

Au pied du compteur, un réverbère se mit à éclairer la ruelle. Les cheveux de la blondinette rayonnèrent malgré le faible éclairage. Au moins, elle ne serait plus dans le noir s'il lui arrivait quelque chose. Les yeux clos, la demoiselle déchira le morceau de papier et le laissa se poser au sol. L'énervement commençait à monter. Des bruits de pas résonnèrent dans la ruelle. Faisant mine de rien entendre, la demoiselle retira doucement ses chaussures. Sans prêter attention à ces mêmes pas qui se rapprochaient, Reiko empoigna sa paire de chaussures noires d'une main et les jeta droit devant elle. L'individu qui marchait en sa direction se stoppa net. La blondinette releva la tête et vit une silhouette se dessiner non loin d'elle, ses chaussures à ses pieds. Par simple politesse, la demoiselle s'expliqua :

"Excusez-moi, je ne pensais pas que mes chaussures allaient vous toucher .."

La silhouette ne bougeait plus. La demoiselle ouvra grand ses yeux verts comme pour "mieux voir". Et si jamais cette personne appartenait aux Dollars ? Ou même à un autre gang ? Pourrait-elle lui expliquer calmement la situation puis rentrer chez elle, ou se ferait-elle poursuivre ? Agacée, Reiko se disait n'avoir plus rien à perdre dans cette situation.

"Et .. Vous êtes ? "
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MessageSujet: Re: Seule et perdue (PV Takao)   Jeu 3 Juin - 12:23


e garder en service jusqu’à vingt heures… mais à quoi pensait le patron. Enfin bon, je rentre chez moi, c’est déjà une bonne nouvelle. Empruntant le raccourci habituel des petites ruelles menant jusqu’à chez moi, la lumière clignotante des rares néons n’ajoutant rien de bon à ma mauvaise humeur, je continuais de marcher, les yeux clos, une main dans une poche et l’autre portant mon sac de cours.

ien ne s’était passé dans ma vie tranquille depuis le jour où j’avais heurté -à mon grand désespoir- cette fille capable de porter la signification du mot « chiant » à son point culminant et ce, sans s’en rendre compte.

*Quel était son nom d’ailleurs ? Hm… Ah puis c’est pas important. *

a nuit sombre commençait à se faire présente, pesante. Désormais plongé dans mes pensées, je faisais abstraction de la cacophonie urbaine. Tous ces piétons pressés manquant de se faire écraser et tous ces automobilistes stressés prêts à écraser deux ou trois personnes s’il le faut pour arriver à l’heure de leur rendez-vous. Le souffle du vent -et lui seul- parvenait maintenant à mes oreilles… Enfin bon, je dis ça mais qu’une bourrasque me frappe dans une ruelle d’Ikebukuro serait étonnant. Donc non, en fait, j’entendais vraiment plus rien, à part le bruit de mes propres semelles claquant contre le sol bétonné.

oudain, alors que j’atteignais un autre lampadaire défaillant, je sentis un léger courant d’air me passer sous le nez. Comme si quelque chose avait tenté de m’atteindre. Peut-être était-ce un couteau ? Étais-je suivi ? Un gang ? Oui, ça pouvait très bien en être un. Mais qu’avais-je fais pour mériter ça ? Je n’en savais rien. Si ça se trouve, j’avais aperçu du coin de l’œil un de leur membre et il avait pris ça comme une provocation ? Tout est possible avec ce genre d’individus, tellement cons qu’ils pensent que s’habiller en bleu ou en jaune va les rendre intouchables. Enfin bon, peut-être que c’est comme certains animaux, obligés de vivre en bandes à cause de leur faiblesse d’esprit et de corps ? Bref…

’ouvris les yeux et jetais un coup d’œil rapide autour de moi. C’est alors que je vis l’objet de mes soupçons : une paire de chaussures. Noires qui plus est. Pourquoi qui plus est ? Je n’en savais rien. Tellement de choses m’échappent en ce monde.


« Excusez-moi, je ne pensais pas que mes chaussures allaient vous toucher… »

ommencer une rencontre sur un mensonge, quoi de plus agréable ? La voix qui avait brisé le silence était celle d’une femme plutôt jeune. La lumière jaunâtre et faible du lampadaire lui donnant l’allure d’un fantôme, je ne pus bien définir à quoi elle ressemblait et quel âge elle avait. Une rencontre étrange… avec une fille… dans une ruelle… ça sentait le déjà-vu. Je n’aime pas le déjà-vu, surtout quand je me rappelle très bien de ce qui s’est passé auparavant.

« Et… vous êtes ? »

éfiance s’impose quelqu’un balance ses godasses pour vous faire arrêter et vous demande votre identité.

«Un pauvre serveur fatigué qui rentre chez lui… »

e saisis les chaussures par l’arrière et les lui apporta calmement.

« À l’avenir, essayez de ne pas les lâcher, d’accord ? Sur ce, bonsoir. »

e repris doucement mais sûrement ma marche. Rester calme alors qu’on bouillonne de rage est extrêmement dur. Non mais oh ?! Pour qui elle se prenait c’te greluche !

’en était fini de mon problème vis-à-vis des femmes. J’ai vraiment le chic pour tomber sur des gens bizarres… Non mais franchement quoi, aborder quelqu’un en lui lançant ses chaussures à la gueule, c’est quoi ces manières !
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