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 Au petit matin, il se passe toujours quelque chose. [Libre]

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MessageSujet: Au petit matin, il se passe toujours quelque chose. [Libre]   Mar 23 Mar - 15:31

[PS : Yuuki n'est pas lycéenne mais étudiante à l'université 8D *paf*]

« Il n'y a pas de justice en ce monde ? »

    « Un bruit la réveilla. Yuuki ouvrit un oeil, tête dans son oreiller. Allongée dans son grand lit, elle regarda un de ses portable en train de sonner. Un bruit dérangeant. Même un chantier en construction ferait moins de bruit. Bâillant, elle se releva, prit son mobile et identifia le numéro. Qu'est-ce qu'on lui voulait à quatre heures du matin ? Elle n'avait pas le droit de dormir ? Appuyant sur le bouton vert, elle mit l'appareil à son oreille.

    - J'espère que tu as une bonne raison de me réveiller.
    - Je suis derrière ta porte ! C'est urgent !

    Elle devait s'en douter. Posant un pied à terre, elle mit ses chaussons et alla ouvrir. Une jeune femme de grande taille, mince, belle, blonde aux yeux bleu... Bref, le profil parfait pour être mannequin se dressait devant elle, la peur dans les yeux... Rectification, l'inquiétude dans les yeux. Anna Andrews, Américaine de naissance, naturalisée japonaise il y a peu. C'était aussi un de ses anciens jouets, très ennuyante. Elle ne faisait que pleurer pour un rien, pire qu'un bébé. Mais Yuuki avait réussit à la transformer en cliente assidue. La surdouée, en fine chemise de nuit rose clair lui tourna le dos pour s'assoir devant son bureau, trois ordinateurs allumés et quatre portable sous le nez. Et elle se débrouillait ensuite pour le reste.

    - Retrouve le, je t'en supplie !

    Encore ? Il allait s'échapper combien de fois ce garçon ? En même temps, avec une petite-amie aussi collante, Yuuki n'était même pas surprise de devoir chercher pour la cinquième fois du mois le Japonais avec qui Anna sortait. Baillant encore une fois, elle commença sa recherche. Deux ordinateurs étaient connectés avec une ligne de sa fabrication, les quatre portables passaient du bureau à ses oreilles. Depuis le temps, il lui était facile de retrouvé Satoshi, vu qu'il ne connaissait pas Tokyo comme sa poche et qu'il n'allait uniquement dans les endroits qu'il connaissait. Soudain, elle arrêta tout. Un petit sourire satisfait se montrait sur son visage de jeune fille. Yuuki se tourna vers Anna, tendit une main. Sans hésiter une seule seconde, la blonde posa trois liasses de billets dessus. L'étudiante prit le temps de compter, constatant qu'il y en avait même plus que ce qu'elle demandait. Mais bon, elle n'allait pas le refuser.

    - Ikebukuro Est. Dans un café nommé "Asashi".

    La seconde suivante, la porte de son appartement claqua. Elle plaignait le pauvre garçon. Chaque fois, c'était le même cirque, et à chaque fois, Yuuki le voyait avec Anna, collante comme de la superglue. Mais elle ne faisait que son travail après tout. Si on la paye pour savoir quelque chose, elle se devait de donner cette information. Enfin... Elle allait pouvoir dormir encore un peu. Sa journée ne commençait qu'à dix heures. Et même... Elle se demandait si elle n'allait pas sécher les cours. Tellement simple de rattraper quelque chose, surtout si c'était de la science. La brunette bailla encore une fois, s'étira. Quelques larmes dû à son bâillement étaient visible au coin de ses yeux, mais elle ne put les enlever tout de suite. Quelqu'un avait sonner. Encore ? Même les surdoués avaient droit à une vie ! Quand bien même, elle ne pouvait savoir si c'était un client ou autre, alors elle alla ouvrir, en chassant les larmes en même temps. Relevant la tête, elle vit la personne. Quoi encore ? »


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MessageSujet: Re: Au petit matin, il se passe toujours quelque chose. [Libre]   Mar 27 Sep - 20:52

Il ne semblerait qu’il n’y ait pas de justice en ce monde pour personne… Il était deux heures du matin lorsque l’on vint tirer Zuko de son lit. Au départ il n’avait rien entendu, sans doute que son inconscient faisait la sourde oreille. Mais lorsqu’il se prit Logan sur le ventre, il ne put faire comme si de rien n’était. Le souffle coupé, il se redressa sur son séant et vira l’animal qui le regardait avec ses yeux de merlans fris.
- « Ça va Logan je suis aveugle, pas sourd. » Ronchonna-t-il en se levant.
Les coups se firent insistants.
- « C’est bon j’arrive. »
Enfilant ses pantoufles dans le mauvais pied, il attrapa le collier de son guide qui le mena à l’entrée sans qu’il ne rencontre un mur. Cela faisait deux ans qu’il habitait cet appartement, mais il ne s’était toujours pas fait à cette configuration pour le moins étrange. Avec des gestes lourds, le jeune homme ouvrit la porte et posa doucement ses doigts sur sa montre.
- « Qui c’est ? Vous avez vu l’heure ? » Demanda-t-il à voix basse sans savoir à qui il s’adressait.
Et il s’avéra que ce fut sa logeuse. Il reconnaitrait sa voix de poissonnière entre mille. Elle lui dit que les nouveaux locataires étaient là et qu’il devait vider les lieux pour laisser la place. Le garçon ouvrit des yeux ronds.
- « Mais je vous ai dit que je ne pourrais pas emménager avant deux jours ! Vous avez dit que ça ne vous posait pas de problème. » S’indigna-t-il.
- « J’ai dit ça moi ? Pas souvenir. Je vous rends votre caution, appelé vous un taxi. »

Et c’est comme ça qu’à deux heures et demie bien mures du matin chien et maître se retrouvèrent à la rue. Ikebukuro était vraiment une ville impitoyable. Dire qu’il avait eu du mal pour trouver ce petit appartement où ils acceptaient les animaux. Quoi qu’il en soit, grâce à la paye qu’il avait eu part ce club, il avait pu acquérir un peu plus grand. Un endroit plus adapté à sa condition. Seulement il y avait un hic. Ils avaient trouvé une fuite au moment où les anciens locataires avaient vidé les lieux. Le propriétaire et Zuko avait convenu qu’il pourrait prendre possession de l’habitat quand cela serait réparé. Mais il leur faudrait deux jours. Deux malheureux jours. Ses économies étant mince, il ne pouvait pas se permettre de perdre de l’argent inutilement. Tant pis, le jeune homme avait les clefs, il irait là-bas. Comme ça, ça le motivera certainement plus pour essayer de trouver un travail, en laissant le champ libre aux ouvriers la journée.
Cette valise commençait un peu à peser son poids. Il n’y avait pas grand-chose, mais il semblerait que l’ordinateur combiné à la radio pèsent plus lourd que ce qu’il avait imaginé. Lâchant un profond soupir, un aboiement de Logan suivit d’un coup de nez le fit sursauter.
- « Qu’est-ce qui y a ? » Demanda-t-il à moitié endormi en se frottant les yeux. « Y a un taxi ? »
Le chien aboya une nouvelle fois. Visiblement oui. Zuko leva une main en direction de la rue, dans laquelle la circulation était toujours encombré, même à cette heure si avancé de la nuit. Une voiture s’arrêta à sa hauteur, la fenêtre passagère s’ouvrit.
- « Je vous dépose où ? »
Le garçon lui délivra l’adresse puis lui demanda s’il prenait en charge les animaux.
- « Of course ! Je vais vous aider avec votre valise. » Répondit l’homme avec entrain, un sourire dans la voix.
Ce sourire particulier qui mettait toujours l’aveugle mal à l’aise. Une fois embarqué, il lutta pour ne pas s’endormir. Cela faisait bien longtemps qu’il ne tenait plus la distance une fois minuit passé. A cette heure-ci, il devrait être en train de dormir et non de s’somnoler dans un taxi. Vraiment pas de justice…
Le chemin lui sembla incroyablement long. Bien qu’il ne l’ai fait qu’une fois, son inconscient retenait toujours le trajet, en fonction des virages, des ralentissements. Mais il avait aussi une notion de durée dans le temps. Mais là, il ne serait dire où il était. Le chemin qu’empruntait le chauffeur ne lui disait rien. Sans doute en avait-il pris un autre ? Quoi qu’il se souvenait que les déménageurs lui ai dit que celui qu’ils avaient pris était le plus court depuis son ancien appartement. Enfin bon, la chape de plomb nommé fatigue qui tombait sur sa conscience devait lui jouer des tours. Logan n’était pas vraiment de bonne compagnie non plus. Pensez-vous, un animal qui dort toute la journée, profitant que son maitre est dans les cartons, devrait avoir la pêche à cette heure-ci ! Et bien non. Le bougre ronflait, au sens propre comme au sens figuré. Au bout d’un moment, le taxi fini par s’arrêter. L’homme se tourna vers son client, passant un bras par-dessus le siège passager.
- « Réveillez-vous jeune homme, nous sommes arrivé. » Dit-il d’un ton amusé, le même sourire étrange dans la voix.
Zuko avait le regard perdu au-delà de la vitre, tentant vainement de s’imaginer où il pouvait bien se trouver.
- « Mais je ne dormais pas monsieur. » Lui répondit-il en s’efforçant à sourire.
D’un doigt, il chatouilla les poils d’oreilles de son compagnon, qui s’éveilla en grognant et secouant la tête. La pilule eut grand mal à passer, lorsqu’le taxi lui annonça le prix. Sans doute aurait-il mieux fait de dormir dehors cette nuit.
Le jeune homme eu la légère impression de se faire arnaquer, mais quand on est aveugle et que l’on ne peut pas voir le compteur, qu’est qu’on peut dire ? Il régla la somme, ceci lestant très fortement son portefeuille.
Le chauffeur l’aida à sortir de la voiture avec ses affaires, et remonta bien vite dans son gagne-pain. Peut-être un peu trop vite… Zuko n’avait pas la même impression que la première fois. L’espace lui paraissait étrangement plus grand. Se retournant vers le taxi, il se pencha à la fenêtre.
- « Vous êtes bien sûr que c’est la bonne adresse ? »
- « Je vous ai emmenez là où vous me l’avez demandé. »
Rétorqua l’homme. « Si vous vous êtes trompé, ce n’est plus de mon ressort. Sur ce… je vous souhaite la bonne nuit. »
Et il s’éloigna rapidement, plantant dans un endroit inconnu le maitre et le chien, bien content de son nouveau méfait.
Le violoniste dépité réajusta l’étui de son instrument sur l’épaule et s’efforça de recouvrer ses esprits en commençant à inspecter le secteur. Le sol était plat, lisse et paraissait entretenue. Dans ses souvenirs, l’allée entre les immeubles était dallée avec de grande irrégularité. Il siffla. L’écho du son était totalement différent. Lâchant un profond soupir, il se laissa tomber sur sa valise, se calant le menton entre les mains. Logan s’assit à côté de lui et le regardait d’un air qu’il imaginait vouloir dire :
- « Tu t’es fait avoir crétin. Maintenant on fait quoi ? »
- « Aaaaah. J’aurais dû lui demander de m’emmener à l’hôtel… Pourquoi faut-il que ça tombe sur moi ? » Soupira-t-il.
Il regarda son chien ; même expression.
- « T’as raison, il m’aurait conduit à l’autre bout de la ville là où dorme tous les sdf. Faudrait que je me renseigne histoire de savoir si tu peux détecter les escrocs. »
L’animal pencha la tête sans trop comprendre. Le brun avait l’habitude de converser avec lui, comme s’il était doté de parole. D’ailleurs c’est ce qu’il lui disait souvent.
- « Il ne te manquerait plus que la parole l’ami. »
Pour l’heure, les chiens ne parlaient pas à ce qu’on sache. Aussi étrange que puisse être Ikebukuro…
Le tintement de la médaille de Logan tira Zuko de sa torpeur. Visiblement, il avait entendu quelqu’un ou quelque chose approché. En effet, en tendant un peu l’oreille, il put discerner des bruits de pas. Une foulée pressée qui plus est. Il put aussi affirmer sans mal que ce fut une femme, au son de ses talons claquant sur le sol. Lorsqu’elle fut assez près, l’homme se leva d’un bond et l’interpela.
- « Excusez-moi de vous déranger si tard, mais est-ce que vous pourriez me renseigner sur… »
Il n’eut pas le temps d’achever sa phrase qu’elle le coupa.
- « Il y a une informatrice dans le loft là-bas. »
- « Je vous… »

Encore une fois elle ne le laissa pas en placer une, lui donnant la brève indication de l’appartement de cette informatrice et le plantant là en lui souhaitant la bonne journée. Ouvrant de grands yeux ronds, le garçon n’en revenait pas. Il voulait juste savoir où il se trouvait tout en restant poli. Pourquoi aller s’adresser à il ne savait qui ? Enfin vu le ton qu’elle avait employé, très hautain, cette jeune femme ne pouvait être qu’une de ces bourgeoises que l’argent rend amer et totalement imbu de soi. Et puis la bonne journée, à quatre heures passées… Pour lui c’était encore la nuit, mais ils ne devaient pas avoir la même notion du temps.
Il ressentait sur lui le même regard venant de Logan.
- « Tu t’es encore fait avoir crétin. Maintenant on fait quoi ? »
- « J’ai rien à perdre à aller voir une « informatrice » . » Ronchonna-t-il

Qu’est-ce qu’il faisait là ? La même question c’était posée lorsqu’il s’était retrouvé face à ce club quelques semaines plus tôt. Maintenant qu’il était devant sa porte, pourquoi faire demi-tour ? Le sort ne semblait pas être complètement contre lui, étant donné que dans sa précipitation extrême, la femme qui lui avait donné les indications n’avait même pas refermé les portes. Tirant une tête de six pieds de long, il soupira et se tapa la tête contre le mur en se traitant d’idiot. Or il sembla que idiot, cette nuit, il l’était vraiment. Car dans sa malchance le poursuivant – comme quoi il ne faut jamais parler trop vite – ce que rencontra son front ne fut pas le mur, mais la sonnette. Il se recula d’un coup comme s’il avait pris une décharge électrique, se protégeant le visage des mains.
Réaction un peu extrême certes, mais c’est-on jamais si un objet pourrait prématurément apprendre à voler dans sa direction. Il n’eut pas le temps d’esquisser le moindre geste, qu’à peine quelques secondes après sa bêtise monumentale, la porte s’ouvrit. Il s’imagina apparaissant dans l’embrasure une tête endormie peu encline à entamer une longue discussion. Zuko passa une main derrière sa tête et se frotta le crâne gêné.
- « Je suis désolé, je ne voulais pas sonner. » Commença-t-il à voix basse. « Euh voilà, j’ai croisé quelqu’un en bas qui m’a dit que vous pourriez me renseigner car, voyez-vous, j’ignore totalement où je me trouve. J’ai fait confiance à un taxi pour me conduire chez moi, mais voilà je suis là. Normalement je ne pouvais pas aller à l’appartement parce qu’ils doivent repeindre une fuite, quelque chose comme ça, mais les nouveaux locataires sont arrivés et…. Aïe.»
Il aurait pu continuer comme ça pendant des heures si Logan ne lui avait pas attrapé l’arrière du mollet pour le faire taire. Car quand il se trouvait en situation de gêne et de stresse, Zuko ne pouvait s’empêcher de parler. Juste un réflexe stupide et nerveux durant lequel il racontait des choses qui n’avaient pas vraiment de sens. Des moments où il perdait des occasions de sa taire, ou même de partir. D’ailleurs c’est peut-être ce qu’il devrait faire.
- « Enfin, euh… Je suis vraiment désolé pour le dérangement. » S’excusa-t-il en la saluant. « Je crois que je ferais mieux de… Désolé. »
Il n’eut pas besoin de dire le mot « partir », son geste décrivant bien son intention. Si tenté qu’il pointe la bonne direction. Décidément, c’était vraiment un jour où il aurait mieux valu rester coucher. Du moins… s’il l’avait pu.


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MessageSujet: Re: Au petit matin, il se passe toujours quelque chose. [Libre]   Dim 2 Oct - 5:27



Quand tu fais des choses cruelles et monstrueuses, je dois, moi, faire l'impossible pour m'y opposer. Tu comprends, c'est ça être humain ! Mon devoir d'homme, c'est de t'empêcher d'entraîner les petits. De les esquinter ! Pauvres gosses si fiers de t'imiter. Tu es une graine de ce qu'il y a de plus abject, de plus haïssable, de plus indigne dans l'humanité. La cruauté des hommes envers plus faible que soi fait d'eux pire que des indigents ou des pouilleux. Des merdes ! Et tu voudrais corrompre les petits alentour en leur faisant commettre des horreurs. Tu es malade, dangereux et indigne de tes pères. File ! Va te laver, file te confesser. Essaie d'expier ! – S. Chauveau ; La Passion Lippi.


Encore une fois, on l'a dérangeait. Encore une fois, alors qu'elle était sur le point de se recoucher, on sonna. Encore une fois, d'humeur à faire exploser une bombe en pleine face d'un pauvre petit innocent, Yuuki ouvrit la porte. La personne qui avait dérangé son sommeil était un jeune homme, très certainement perdu vu l'air qu'il avait sur le visage. A moins que ce ne soit de l'embarras. Peu importait, la jeune fille ne souhaitait qu'une seule chose : retrouver son lit pour finir sa nuit -qu'elle allait de toute évidence continuer dans l'amphithéâtre si les gens se bousculaient à sa porte à une heure aussi tardive. Le jeune homme, accompagné d'un chien, n'avait pas l'air aussi réveillé qu'elle. A moins que d'un seul coup, la sonnette ait fait sursauté quelqu'un de ses neurones, à supposer qu'il en avait. Parce que lui, le brun qui se tenait en face d'elle, n'avait pas l'air de savoir où il était. Pourtant, il ne fallait pas grand chose pour savoir qu'il était chez Yuuki et que n'importe quelle information, aussi anodine soit-elle, pouvait aller jusqu'à des prix lui permettant de s'acheter la nouvelle porche de Ferrari. Détail qui n'échappa cependant pas à la surdouée ; ce garçon avait un chien pour les non-voyant. Pas compliqué à deviner, le toutou lançait des éclairs à la pourrie-gâtée qui, pressée de retrouver les bras de Morphée, prit la main du perdu, laissant l'espèce canine faire comme chez lui -quand le sommeil lui manquait, Yuuki devenait plus tolérante qu'à l'habitude - et installa machintruc sur un fauteuil et commença.
    « Tu as l'air aussi perdu qu'une fourmis dans la jungle. Je n'ai aucune idée de comment tu t'es retrouvée au dernier étage d'un immeuble surveillé en permanence par des gardiens et je ne veux pas le savoir. Tu as de quoi payer ? »
Yuuki était le genre de fille à ne pas chercher dans la politesse quand des intrus dans le genre du monsieur débarquaient chez elle. L'argent est bien la seule chose pour laquelle elle reste debout en ce moment même. Et elle se doutait que lui, petit aveugle qu'il est -bien qu'il fasse relativement la même taille- n'avait pas de quoi se payer les services de la jeune Mikazaya. Elle restait moins cher qu'Izaya. Mais restait trop coûteuse aux gens n'ayant pas un compte bancaire en Suisse. Il y avait bien plusieurs possibilités de payement, mais elle n'irait jamais jusque là. Du moins, ça restait à voir. Pour le moment, son client actuel avait l'air plus préoccupé à vouloir rentrer chez lui qu'autre chose. Mais si on la réveille à quatre heures du matin, elle a le droit de rire un peu. Le chien restait sagement aux côtés de son maître, grognant quelques fois lorsque Yuuki croisait son regard. Ce que ça peut être fourbe les chiens !
    « J'imagine que tu ne sais pas qui je suis et que donc, tu ne sais pas combien je coûte. Ton front indique clairement en grosses lettres que tu veux connaitre le chemin pour regagner ton chez-toi. Ce genre d'informations te coûtera la modique somme de huit milles quatre-cent yens. A ce prix, je t'appelle même un taxi honnête que j'aurai préalablement payé. »
En insistant bien sur le mot "honnête" qui a peut-être fait effet. La nuit -ou plutôt, le matin extrêmement tôt- réussissait plutôt bien à la brunette. Elle n'aurait jamais proposé un prix aussi bas avec ce genre de service inclus. Habituellement elle aura réclamé ses dix milles yens cash,avec un supplément de deux milles yens pour chaque option. On aurait dit une agence de voyage légèrement douteuse sur les bords. Légèrement. Elle s'adossa à son siège, bâillant encore un coup et arrêta le mode veille de son ordinateur. D'une gentillesse méconnaissable, elle serait prête à le laisser dormir ici. Pour ensuite l'oublier durant sa phase de sommeil et le ficher dehors à coup de pied aux fesses en criant au voleur. Ou violeur. La bonne blague.
    « Si tu es prêt à payer, donne-moi ton adresse, que je te trace le chemin à prendre. Ton chien sait comment te guider dans les rues correctement ou lui aussi il est d'une confiance aussi fiable que ton taximan ? »
Certes. Elle était aussi d'une humeur quelque peu lourde et irritée, mais rien n'y faisait, le marchand de sable avançait doucement vers les paupières de la jeune fille. Elle avait beau avoir encore six heures de sommeil devant elle, Yuuki pensait bien que ce ne serait pas suffisant pour tenir sa journée qui allait commencer mal. Qui avait déjà commencé d'ailleurs. Et qui avait bel et bien commencé de manière catastrophique. Bâillement. Il faudrait quand même qu'il se décide, elle n'avait pas que ça à faire. En plus, si des clients appelaient encore en début de matinée -le vrai début de matinée d'une matinée, c'est à dire sept ou huit heures du matin- ça lui ferait encore plus de travail. Rien que d'y penser, ça lui donnait mal à la tête. Première chez elle. Le manque de sommeil était un phénomène dévastateur sur le système nerveux de la gamine. Et c'est en pensant aux clients qu'un sms parvint à Yuuki. Un grand merci de la part de la grande blonde retrouvant son "petit-ami" à quatre heures du matin.
Elle balança le portable contre le mur, faisant retentir un bruit sourd. Le mobile était définitivement KO, il venait même de creuser un petit trou dans ledit mur. Il va y avoir de l'action. Ou pas. A voir avec ce brun qui n'avait pas l'air bien.


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MessageSujet: Re: Au petit matin, il se passe toujours quelque chose. [Libre]   Ven 21 Oct - 22:21

Logan avait bien remarqué que son maitre ne partait pas dans la bonne direction, mais aussi que cette fille ne leur serait pas d’un grand secours. Lui attrapant la manche, il le tira dans l’autre sens. Décidément, celui-là s’il n’avait pas ses six heures de sommeil on ne pouvait rien lui demander. Surtout que normalement, il aurait dû se lever un peu plus tôt pour régler quelques modalités avec Mr. Hitoshi. Enfin, pour l’heure, il valait trouver le moyen de rentrer avant qu’une autre catastrophe ne survienne. L’animal lança un léger regard vers la jeune femme en poussant l’anse de la valise dans la main de somnambule. Or, l’inconnue fit une chose auquel Zuko ne s’attendait pas. Elle le prit par la main et l’entraina à l’intérieur. Son compagnon lui emboita immédiatement le pas, se faufilant entre leurs jambes. Elle le largua dans un fauteuil, avant s’installer à son tour en face de lui. Le chien pris immédiatement place à côté de son maitre, tête posée sur sa main, tel un garde du corps. Ses yeux noisette étaient rivés sur la fille. Celle-là, il ne lui faisait pas confiance.
La jeune femme entama ensuite la conversation par une métaphore. Passablement amusante, mais elle n’avait pas vraiment tort. Il ne put cacher sa surprise quand, par la suite, elle évoqua le faite que cette résidence était gardée. Sans doute que la vigilance des dit-hommes avait été troublé par une silhouette accompagnée d’un chien. C’était stupide de leur part d’avoir pu le prendre pour un des leurs mais bon, après tout là n’était pas son problème. En l’occurrence, la dernière phrase lui fit se dresser les cheveux sur la tête. De quoi payer ? C’était une blague ? Déjà qu’une bonne partie de son compte en banque était passé dans l’acquisition d’un nouvel appartement, un peu plus grand que l’ancien, et surtout adapté à sa condition, qui lui avait montré Mr. Hitoshi, et que les frais de vétérinaire qu’il avait prévus pour Logan était passé dans les poches de ce chauffeurs véreux… Alors non. Il n’avait aucune autre dépense à faire. Surtout que celle-ci était fortement inutile.
Zuko n’était pas vraiment du genre à s’énerver pour un rien mais là ça dépassait les bornes, et il sentait déjà la moutarde qui commençait à lui monter au nez. Il n’avait jamais eu besoin de faire appel à un informateur de sa vie, et à cet instant il venait d’apprendre à ses dépens ce qu’ils étaient. Visiblement, avec eux demander un simple vers d’eau est payant et très cher…. Il voulut ouvrir la bouche, mais elle le devança. L’homme eut la désagréable impression qu’elle s’adressait à lui comme s’il s’était agi d’un gamin. Si elle voyait écrit sur son front « je veux rentrer chez moi », elle pouvait aussi voir qu’il n’y avait pas marqué « andouille de pigeons ». Et à moins qu’elle soit une chanteuse montante ou une célèbre musicienne, il ne pouvait pas la connaitre. Et il s’en souviendrait s’il avait ce genre de personnage dans son carnet d’adresse.
Ce qui acheva l’aveugle fut la somme qu’elle lui réclama. Tout ça pour savoir où il se trouvait ? Quelque chose ne devait pas tourner rond chez cette fille. Enfin, elle devait être une de ces gosses de riches ayant les moyens de quitter le nid familial avant la fin de leurs études, qui se croient au-dessus de tout le monde, et escroquent les plus petits qu’eux. Méprisable…
En tout cas, ses mots avaient eu raison de sa fatigue avancée. La vapeur montait lentement à ses oreilles, tandis qu’il préférait demeurer silencieux afin de bien peser ses mots. L’homme ne pouvait se permettre d’avoir un accès de colère devant Logan. D’ailleurs s’énerver ne servait à rien du tout. C’est pour cette raison qu’il s’efforça de rester serein et silencieux, le temps que son irritation du moment ne s’efface. Et puis elle semblait très bien faire la conversation toute seule.
Sur ses genoux, il pouvait sentir son compagnon suivre le moindre de ses mouvements. Visiblement, Logan ne l’appréciait guère et pour le peu de ce qu’il connaissait maintenant de cette fille, il ne pouvait que lui donner raison. Zuko entendit le bruit d’une chaise grinçant dans son geste, puis celui d’un ordinateur sortant de veille. Avec le son des ventilateurs qui son ouïe percevait en train de tourner dans un léger ronronnement, elle n’en avait pas qu’un. Et bonjours la facture d’électricité s’ils n’étaient jamais éteint.
- « Si tu es prêt à payer, donne-moi ton adresse, que je te trace le chemin à prendre. Ton chien sait comment te guider dans les rues correctement ou lui aussi il est d'une confiance aussi fiable que ton taximan ? »
Ces mots extirpèrent l’aveugle de ses pensées. Des mots que son compagnon n’aimait pas. Il put sentir sur sa main ses babines se retrousser et sa gorge vibrer au rythme d’un grognement. Parce que Choubaka était aussi râleur. Se redressant sur son séant, l’homme s’apprêta enfin à ouvrir la bouche, quand le son d’un sms retentit. La jeune fille pris le portable, mais visiblement ce qu’il y avait d’écrit lui déplus fortement, car l’appareil appris à voler à travers la pièce, vivant sa dernière minute éclaté contre le mur avec perte et fracas. D’instinct, il rentra légèrement la tête dans les épaules à l’entente du choc. Voilà bien l’attitude de quelqu’un qui avait les moyens pour détruire ainsi ses biens. Face à cet accès de fureur, Logan mis immédiatement la tête sous le bras de son maitre à grand coup de nez. Pauvre Logan qui restera à vie marqué par la violence des hommes. C’est aussi pour cette raison qu’il n’avait pas souhaité faire part de sa colère à cette « informatrice ».
Ils l’avaient bien prévenu à l’agence, mais le violoniste était une tête de mule. Tout ce qu’il souhaitait c’était le sortir de cet enfer. Or il se souvenait aussi parfaitement de ce que la vétérinaire lui avait dit :
- « S’il est exposé à trop de colère et de violence, il pourrait attaquer la personne violente, ou même s’en prendre à vous. C’est un risque que vous prenez, bien qu’il y est quelques chances pour que ça n’arrive pas.»
Et il ferait tout pour que cela n’arrive pas. C’est en partie pour ça qu’il vivait seul. Egalement pour cette raison qu’ils feraient mieux de partir… Il se pencha à l’oreille de l’animal pour lui prodiguer des paroles apaisantes, puis après s’être assuré que tout allait bien il se pencha vers la jeune fille.
- « Ecoutez, je suis vraiment désolé de vous avoir dérangé à une heure si tardive, et vous présente mes plus plates excuses. Commença-t-il d’une voix calme et posée. Je n’avais jusque-là aucune idée de ce que pouvait bien être les informateurs. Mais maintenant que je le sais, l’adage « on est bien mieux servi que par soit même » reprend effet immédiatement. Donc non, je n’ai aucun argent inutile à dépenser pour une gamine bien trop gâté, et qui visiblement à les moyens de renouveler ses affaires assez souvent. Il désigna le portable gisant, l’électronique à l’air. Et mon chien est bien plus fiable que les meilleurs des hommes réunis. Mais pour vous qui n’accorder de crédit qu’à une chose matériel qui est l’argent, je ne pense pas que vous puissiez comprendre la haute valeur de confiance qu’il y a entre nous. »
A ces mots, il se leva, hissa le violon sur son épaule et attrapa valise et laisse. Il déposa sur la jeune fille un regard impassible, ne trahissant aucune émotion.
- « Sur ce, en vous présentant une nouvelle fois mes excuses, nous ferions mieux de vous laisser finir votre nuit. Je n’accorderais pas plus cinq cent trente-deux yens à votre prestation, car ce n’est pas l’amabilité qui vous étouffe, et que le « vous » serait de rigueur, je suis plus âgé… Et puis, je pense avoir une idée de l’endroit où je me trouve. Il esquissa un léger sourire. Sur ce, je vous souhaite la bonne nuit. » Acheva-t-il sur le même ton, sans laisser poindre la moindre irritation.
Du moins, pour ce qui le connaissait, la façon dont il venait de s’exprimer montrait clairement son énervement. Auquel cas, il ne parlait pas ainsi. Mais comme elle ignorait tout de lui, il passa juste pour une personne polie, calme et posée. L’esprit à présent clair, bien que l’heure soit très avancé, les deux comparses se dirigèrent vers la porte, laissant la pourri gâté derrière eux, sans aucun remord.


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MessageSujet: Re: Au petit matin, il se passe toujours quelque chose. [Libre]   Mar 25 Oct - 19:03

L'horloge bipa les quatre heures et demi. Yuuki bailla, laissant l'aveugle piquer sa crise. Elle en avait trop connu des gens calmes et posés. Elle savait les identifiés. Et les classer. Lui, c'était dans le genre "je cache mon jeu". C'est vrai. Elle ignorait la définition du mot confiance et c'était la pire des pourrie-gâtée sur terre. C'est vrai, elle pouvait s'acheter quatre portables par jour si elle le voulait. C'est vrai, il était tard et là, sa dernière phrase avait réveillé la partie du cerveau qui aurait dû dormir un peu plus. Le respect, ce n'est pas pour lui. Le respect ? Quel respect ? Ah oui. Celle qui restait au fond de sa gorge parce que de toute manière, personne ne la méritait. Alors, elle prit une télécommande. Elle appuya sur le bouton door puis sur lock. Elle aimait trop la technologique pour ne pas avoir un loft complètement sécurisé. Elle se doutait bien qu'il n'allait pas se cogner contre le mur et s'éclater le nez, même si elle aurait aimé.
    « Le "vous", je ne connais pas. »
Elle se leva de sa chaise et contourna le bureau. Elle était de mauvaise humeur maintenant. Elle n'aimait pas qu'on lui parle comme ça, l'heure n'arrangeait rien. Elle voyait le chien grogner après elle. Elle sourit. Si elle le tuait à coup de balle dans le ventre, il dirait quoi le garçon ? Non franchement, il est venu au mauvais moment. Et au mauvais endroit. Et elle décida d'un coup que, puisqu'il l'avait empêcher de regagner le pays des rêves, il payerait quand même. La somme qu'elle avait dit. S'il n'avait pas d'argent, ce n'était pas si grave, elle l'utiliserait comme homme à tout faire. Mais il la payera ou il pouvait dire adieu à la vie à Ikebukuro. Des contacts qui pouvaient empêcher un aveugle d'entrer dans ce quartier, voire même dans la ville de Tokyo, elle en trouvait à toutes les lettres de son répertoire. Elle sourit.
    « Si tu tiens à la vie de ton chien, fais le taire. Je n'ai que faire que tu ne puisses me payer avec de l'argent, tu me payeras de toute manière. N'espère pas m'échapper, tu as frappé à la mauvaise porte. »
Quoi chantage ? Mais non jamais. Intimidation ? Même que pas. Elle ne fait que dire la vérité. Du coup, elle s'assit dans son canapé, sourcils froncés. Elle ne pensait plus au nouveau portable à acheter -elle devait bien en avoir quelques uns qui trainaient ça et là- ni même à l'heure qu'il était. Sa mauvaise humeur dû à l'idiote blonde s'était transformé en mauvaise humeur dû à l'idiot d'aveugle. Elle cherchait un moyen concret de payement. Peut-être pouvait-elle pirater son compte bancaire ? Non, elle avait la flemme. Puis l'argent, ce n'était pas ce qui manquait chez elle. Ce qui l'irritait vraiment c'est que maintenant qu'elle était plus qu'en colère et que donc, elle ne pourrait pas se recoucher avant quelques heures. Sa séance de TP de biologie allait se passer au tout dernier rang, coussin sur la paillasse, paupières closes. C'était quatre heures de récupérés déjà. Mais pas assez pour la brunette.

le chien continuait à grogner mais elle ne faisait plus attention. Son cerveau tournait bien assez pour qu'elle en oubli un peu qu'elle a un prisonnier. Prisonnier qui devrait surement se demander pourquoi est-ce qu'elle réagissait de manière si excessive. En fait, elle se le demandait aussi. Surement à cause des nuages noirs qui flottaient au dessus de sa tête. Et puis, une idée en tête. Elle pointa le violon qu'il transportait avec lui.
    « Ce violon pourrait servir de moyen de payement. Enfin, si je l'estime. »
Les instruments et elle ? Pas de secret. Elle a elle-même été musicienne dans son enfance et son début d'adolescence. Un violon, elle sait l'estimer. Elle sait que même le plus moisi d'entre eux valait un minimum de cinq milles yens. Elle se doutait bien qu'il dirait non, c'est d'ailleurs pour ça qu'elle réfléchissait à une autre solution. S'il disait oui, tant mieux. Dans le cas contraire, elle se devait d'avoir une autre solution. Homme à tout faire ? Un aveugle, c'est rarement un bon majordome. Tuer son chien ? Pourquoi pas. Le violer en disant que c'est un payement en nature ? Yuuki était fatiguée, ça se voyait rien qu'en sachant ses idées. Elle devait trouver autre chose. Homme à tout faire restait l'option la moins pratique mais la plus réaliste. Elle bailla.

Pourquoi avait-elle ouvert la porte déjà ?...


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MessageSujet: Re: Au petit matin, il se passe toujours quelque chose. [Libre]   Lun 28 Nov - 22:58

L’homme se dirigea à grand pas vers l’entrée, dans la ferme intention de sortir de ce gué tapant. Un peu d’air ne lui ferait pas de mal, tout comme pour Logan. Il imaginait les souvenirs de sa vie passé lui traverser l’esprit comme un coup de poignard. Cette fille avait vraiment un mauvais fond pour qu’il se comporte de la sorte. Quelle idée vraiment d’être monté jusque-là. Que s’imaginait-il franchement ? Celle-ci, elle n’allait pas l’aider à avoir plus confiance dans les gens. Mais alors qu’il allait poser sa main sur la poignée, Zuko entendit un bruit sourd. Le son singulier d’une porte qui vient d’être verrouiller. Enfer et damnation. Dans quel pétrin s’était-il fourré ?
La demoiselle semblait réellement de mauvaise humeur. Se levant de sa chaise, elle se mit à proférer des menaces. Mais dans quel monde pouvait bien-t-elle vivre ? Il avait l’impression de se retrouver dans un de ces vieux films de gangster, dans lequel le héros s’en sortait toujours avec une belle parade ou un bon coup de flingue. Or, il était loin du héros série B et tuer cette fille ne serait pas vraiment la solution. Bien que ce ne soit pas l’envie qui lui en manquait. Il secoua la tête pour se sortir cette pensée saugrenue de la tête. Il devait impérativement trouver une solution pour se sortir d’ici. Mais comment ? Il n’avait aucune intention de la payer de quelque manière que ce soit. Ils se trouvaient donc tous deux dans une impasse. L’aveugle pouvait être têtu quand il le voulait, or elle c’était la pire des têtes de mule qu’il lui eut été donné de rencontrer.
Posant une main sur la tête de Logan, il lui massa le dessus du crâne pour tenter de calmer ses appréhensions. Il aurait dû lui parler comme il le faisait à chaque fois, seulement la situation ne s’y prêtait pas.
Le cerveau du brun tournait à plein régime. Il avait beau se retourner la scène dans tous les sens dans sa tête, il ne trouvait aucun moyen de se tirer de là qu’en payant la somme qu’elle réclamait. Argent qu’il n’avait pas. Le nouvel appartement, plus le vétérinaire d’ici peu, le forcerait certainement à partager son assiette avec son compagnon à poil durant quelque temps, jusqu’à ce que, espérons-le, son emploie au club lui rapporte un salaire convenable. Si tenté qu’il le garde suffisamment longtemps.
Zuko se retourna face à elle et allait ouvrir la bouche qu’elle le devança d’une phrase qui manqua bien le foudroyé d’une crise cardiaque. Qu’il lui donne son violon ? Un instrument de famille ? L’objet de son émancipation qu’il ne regrettait pas ? Alors là, même pas dans ces rêves les plus fous. Il en avait passé assez de temps, et d’argent, comme ça pour lui rendre une nouvelle jeunesse. Ce qui ne fut pas une mince affaire, surtout pour un aveugle. Qu’elle espèce de sale gamine, pourrie gâté jusqu’à la moelle, odieux personnage…. Le garçon sentait poindre en lui une colère noire. Tout ce qu’il avait accumulé ces deux derniers mois. Pour lui qui ne s’énervait jamais, cette nuit était le pompon ! Ça lui donnait envie de hurler et de l’étrangler jusqu’à ce que ses yeux de vipères ressortent de ses orbites.
- « Là il faut…. » Commença-t-il avant d’être coupé par la sonnerie de son portable.
Qui cela pouvait-il bien être à une heure aussi avancée de la nuit ? Il ne put réprimer un hoquet de surprise en reconnaissant enfin la sonnerie. C’était Komuro Hitoshi, son nouveau patron et gérant de l’Ikebukokoro. Il eut à peine le temps de décrocher que la voix de l’homme retentit au bout du fil.
- « Zuzu ! Mon nouvel ami comment vas-tu ? » Demanda l’homme d’une voix enjouée.
- « Euh bonjours, ça va… Et… Vous ? Répondit le garçon incrédule et légèrement gêné. Mais que me vaut cet appel si… tardif ? »
- « Moi ça va mon garçon ! Mais si je t’appel, c’est parce que j’ai cru apprendre que tu avais quelque ennuie cette nuit. »
Le brun décolla le téléphone de son oreille et le regarda avec un mauvais œil. Il avait la désagréable impression d’être épié. Enfin, son geste était bien inutile, étant donné qu’il ne pourrait pas voir ce qu’il cherchait.
- « Mushi mushi ! » Appela le gérant, sortant son interlocuteur de sa torpeur.
- « Je peux savoir comment vous savez ça ? »
- « J’ai mes sources. »
Répondit Komuro en observant d’un œil torve le taximan véreux, que son homme de main maintenait au sol par un pied collé sur son visage.
Avait-il honte d’usé de ce genre de méthode ? Pas le moins du monde. Mr. Hirtoshi n’appréciait pas que l’on escroque les honnêtes gens. Surtout ceux aillant un handicap à l’image de son nouveau protégé.
- « Mais tu veux bien me rendre un service mon garçon ? Passe donc moi la charmante demoiselle qui se trouve avec toi. J’aurais quelque chose à lui dire. »
Zuko lança le même regard à l’appareil. Il ne comprenait rien à cette situation. Comment un simple gérant de club pouvait avoir les moyens de savoir où et il se trouvait et avec qui ? Enfin, encore une question qui demeurera sans réponse… D’un pas peu assuré, il s’avança vers la gamine, dont le regard devait lancer des éclairs, et lui tendit le mobile en disant que c’était pour elle.
- « Mademoiselle Yuuki Mikazaya. Cette petit pucelle d’informatrice à la mande. Enfin… Trêve de politesse. Je crois savoir que tu as fait la rencontre de mon nouveau protégé. Tu sais, ce n’est pas beau de faire du chantage comme ça aux honnêtes gens. »
L’homme s’arrêta quelque instant, baillant à s’en décrocher la mâchoire de façon assez bruyante. Il aurait du mal à assurer ses rendez-vous dans quelques heures avec ces nuits blanches accumulées.
- « Je sais parfaitement ce dont tu es capable pour venir à tes fins, mais crois-moi que là tu t’aventures dans la cours des grands et que tu ne risques pas d’en sortir indemne. Demain ce jeune homme à rendez-vous avec moi. Il regarda sa montre. Vu l’heure qu’il est, tu devrais l’accueillir sous ton toit pour ce qu’il vous reste de nuit. S’il lui arrive quoi que ce soit, je peux te garantir que ton appartement subira bien plus de dommage qu’une bosse dans un mur, causé par un portable volant. Je suis persuadé que tu ne souhaites pas te mettre les Yakuzas à dos. »
Il décolla quelques secondes le portable de son oreille et fit un signe à son homme, qui s’exécuta aussitôt.
- « Après ce que tu viens d’entendre, j’espère que je me suis bien fait comprendre… A oui et j’ai failli oublier… Je sais que tu es amoureuse d’Izaya ! » Fanfaronna l’homme avant de raccrocher.
Normalement cette petite information devrait suffire à calmer les ardeurs de cette sale môme. Enfin, il espérait tout de même que le message était passé avec le coup de feu qu’elle avait eu tout le loisir d’entendre au combiné.
- « Débarrassé moi de cette vermine. » Ordonna l’homme en essuyant ses chaussures sur les vêtements du cadavre.
Il se tourna vers sa comptable et posa une main sur son épaule.
- « Garde quand même un œil sur tes écrans, je ne fais que moyenne confiance à ces sales rats d’informateur. Et tu pourras prendre un jour ou deux de congé. »
Ah si Tohru savait dans quoi il avait embarqué son ancien élève, il en perdrait le sommeil et viendrait le tuer de ses propres mains. Or, Komuro avait des principes, et il ne comptait pas le faire tremper dans ses magouilles. C’est pour cela qu’il s’arrangerait pour que le jeune homme soit payé avec les bénéfices réels du club. Mais pour l’heure, très peu de sommeille l’attendait, et il fallait déjà commencer par l’embaucher demain. Et aussi qu’il honore ses autres rendez-vous. Ce qui n’était franchement pas gagné.

Zuko n’avait aucune idée de ce qui avait pu bien se passer à cet instant, et il n’était pas vraiment sûr de vouloir le savoir. Quoi qu’il en soit, ce coup de téléphone avait eu un effet certain, car il sentait l’atmosphère de la pièce changer du tout au tout. Il y régnait un malaise palpable, que le brun ne partageait pas et qui n’affectait pas Logan. Enfin, le silence se faisait de plus en plus pesant et il ne savait que dire…. Bien fait pour toi ?


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MessageSujet: Re: Au petit matin, il se passe toujours quelque chose. [Libre]   Ven 17 Fév - 5:17

Elle prit l'appareil en main. Elle avait l'air complètement blasée la petite Yuuki. Réveillée par une folle en furie -et doublée d'une stalkeuse- puis par un aveugle qui osait dire qu'il n'avait pas d'argent alors que tout habitants du quartier se devait de savoir que Yuuki était une fille de luxe. Écoutant les premières phrases en fronçant les sourcils, la jeune fille fit fi des remarques acides de son interlocuteur dont elle ignorait jusqu'au nom. Mais ça n'allait pas durer longtemps ça. L'homme bailla bien fort, assez pour que la brunette regarde le téléphone d'un air choquée. Pour qui se prenait-il ? La réponse ne tarda pas, voilà qu'on lui menaçait de détruire son loft. Elle s'en fichait bien Yuuki, les loft, ça ne manquaient pas dans Ikebukuro et l'argent non plus. Elle n'avait toujours rien dit, elle préférait encore attendre la toute fin. Celle de l'homme qui n'avait même pas le courage de se montrer devant elle pour proférer de tels menaces. Le bruit de fond la fit arquer un sourcil. Très bien, elle avait comprit. Les Yakuzas, elle les connaissait que trop bien. Ne pas jouer avec eux était une de ses règles de vie : ça lui permettrait de vivre un peu plus longtemps. Et puis là, la claque.
    « QUE ? ! »
Elle n'avait eu le temps de rien dire. Génial. Furieuse, elle l'était. Et pas qu'un peu. Elle posa de nouveau son regard noir sur ledit protégé de l'homme. Fallait que ça lui arrive à elle, bien sûr !
    « Bon d'accord, tu peux dormir ici. Mais ton chien reste dans le salon et il a intérêt à rien me casser ou tu me payeras le double ! »
Vengeance, vengeance. Douce vengeance... Non en fait, ce n'était rien. Yuuki était sur le point de péter un câble. Elle fit tous les efforts du monde pour rendre intact le mobile de l'aveugle dont elle ne connaissait pas le nom.
    « Donne moi ton nom que je puisse au moins arrêter de t'appeler par "hey". »
Ceci n'était pas une ordre, ceci n'était pas une demande, ceci était un moyen de communication utilisé par la jeune fille. Oui, c'est dur d'être Yuuki. Elle lui prit la main, brutalement. Et lui fit monter les marches. Une à une, sans l'attendre, sans savoir s'il avait prit son atiraille. Elle voulait dormir et ça, ce n'était apparemment pas permis ce soir. Elle avait entendu le chien suivre alors, dans un élan de fatigue, lâcha la main du jeune homme, prit le chien par le collier et l'enferma dans les toilettes du bas. Là au moins, elle en avait rien à faire qu'il bousille tout, la seule chose de valeur qu'il y avait étant le papier toilette. En plus, Yuuki était toute rouge. Oui, rouge tomate, comme dans les mangas. Savoir que quelqu'un d'autre que sa petite personne savait pour ses sentiments était déstabilisant. Elle devait en rougir jusqu'à ses pointes de pieds, elle le sentaient. En espérant que ça ne se soit pas répercuté sur ses mains, sinon le type qui squattait allait trouver ça bizarre. Elle le mena jusqu'à la chambre d'amis.
    « Dans cette chambre, tu trouveras une salle de bain et une télé. Ne vient pas me déranger, d’accord ? T'as de la chance d'avoir un boss qui t'aide comme ça, à sa place, je t'aurais laisser te débrouiller comme un grand. Et au fait.. »
Elle prit le violon et le mis sur son dos.
    « Ca je le garde en tant que caution. »

(pas en retard non non. Pas court, non non.)


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MessageSujet: Re: Au petit matin, il se passe toujours quelque chose. [Libre]   Mer 29 Fév - 16:31

Le garçon pouvait entendre quelque bribe de conversation s’élever du portable. Mr. Hitoshi avait un grand coffre, et bien que le son de l’appareil ne soit pas très fort, il pouvait l’entendre. Or, Zuko décida qu’il ne préférait pas savoir par quel moyen il avait pu lui faire si facilement changer d’avis. D’un certain côté, il était heureux de son intervention, car il se trouvait dans une sérieuse impasse, mais d’un autre côté, cela lui faisait peur. Comment avait-il put avoir de telles informations ?
D’une main peu sûr, l’aveugle reprit son mobile qu’il rangea immédiatement. Quand elle lui demanda son nom, son sang ne fit qu’un tour. Tout un film se déroula dans sa conscience rompue par la fatigue. S’il lui donnait son identité elle pourrait avoir accès à quantité de chose à son insu. Pirater son compte bancaire, effacer des choses importantes, entrer de fausses informations… etc… Il se mordit la langue pour recouvrer ses esprits.
- « Shiro Komui… » Dit-il après quelques secondes de silence, sortant le premier nom lui passant par la tête.
Enfin sans doute s’en moquait-elle bien de comment il pouvait s’appeler. Il n’eut pas le temps d’ajouter quoi que ce soit qu’elle le prit par la main et l’entraina vers les étages. Aussi surpris que son maitre, Logan ne se fit pas prier pour leur emboiter le pas. Le jeune homme tenta tant bien que mal de la suivre, trébuchant presque à chaque marche, qu’il n’eut pas le temps de compter. Fallait-il lui rappeler qu’il n’y voyait rien ? Cependant, elle le laissant d’un coup en plan pour redescendre. Il put entendre le son de la médaille de son compagnon à poil, ainsi que ses griffes sur le plancher, repartir dans l’autre sens, avant que ne retentisse un léger couinement suivit d’une porte qui claque.
La jeune fille finit par revenir et l’entraina jusqu’à ce qui devait être une chambre d’ami. Sa main était si chaude, elle devait être rouge de colère. Et Zuko ne put s’empêcher de s’en amuser intérieurement. Une fois à l’étage, elle le largua dans la pièce, lui laissant quelques indications avant de disparaitre, emportant tout de même son gagne-pain avec elle. Et zut de zut. Ce coup-ci c’était cuit. S’il n’avait pas été aveugle, jamais elle n’aurait réussi à lui subtiliser ce fichu instrument. Enfin… une chose était sûre, s’il voulait le récupérer l’homme devait faire sortir Logan de là où elle l’avait enfermé. Car il se souvenait bien de la fois où il l’avait laissé accidentellement dans la cuisine pour faire une sieste, l’animal avait fait un trou dans la porte afin de pouvoir s’échapper. Et à présent, il connaissait le prix de réparation. Sachant que cette pie le ferait certainement payer le centuple pour ça et que, par conséquent, il serrait endetté sur ses trois prochaines réincarnations, il jugea préférable de faire sortir le chien de sa prison.
Or pour cela, il préférait attendre que l’appartement soit redevenu plus calme. Alors il attendit, les minutes lui paraissant des heures, passant un doigt toutes les cinq secondes sur les aiguilles de sa montre. Au final, il patienta quinze minutes, croisant les doigts pour que Logan n’ait pas commencé à ronger la porte. A pas de loup, l’aveugle sortit de la pièce, rasant les murs, il comptait ses pas tout en restant à l’écoute du légèr échos que produisant ses pieds nus sur le sol froid. Arrivé au pied des escaliers, il se dirigea à tâtons, et aux sons, jusqu’au lieu de séquestration. Il pouvait entendre son souffle rauque sous l’embrasure ainsi que ses griffes gratter le carrelage. Lentement, Zuko posa sa main sur la poignée, ce qui le fit s’arrêter immédiatement. La voix de son maitre le calma quelque peu et l’empêcha de débouler sur lui comme une furie lorsqu’il ouvrit enfin la porte. Prenant le chien dans ses bras pour le rassurer, il passa tout de même une main sur la porte. Ouf, pas de dégât.
C’est sans un bruit qu’ils se retrouvèrent de nouveau dans la chambre d’ami. Le violoniste souffla un grand coup en refermant la porte et rejoignit Logan, qui s’était lové près du futon. Se laissant tomber dans les draps, il fixa ce plafond imaginaire qu’il ne souhaitait pas voir. Juste le noir profond et rassurant qui dansait devant ses yeux. Il était très tard, ou très tôt, et il ignorait s’il parviendrait à dormir avec cette folle soirée. Cependant, et contre toute attente, il finit par rejoindre le pays des songes, la tête posé sur le flanc de Logan.

Au petit matin, le violoniste fut réveillé par de forte vibration à l’arrière à l’arrière de son crâne. Des vibrations qui ne tardèrent pas à faire échos à son estomac, criant sa faim de façon fulgurante. Plié en deux, il roula de côté, arrachant un soupir à son oreiller vivant. Le chien était encore moins du matin que le maitre, mais une chose était sûr, elle ne devait pas le trouver ici à son réveille. Arrêtant de se tortiller quelques instants, il resta à l’écoute du loft. C’était parfaitement calme. Il était impossible qu’elle soit déjà partit, sans quoi elle l’aurait réveillé sans ménagement et flanqué à la porte. Non, la belle aux bois dormant sommeillait encore et il ne serait pas son prince charmant. Poussant l’ours pour que celui-ci se lève, l’homme préféra ignorer l’heure qu’il était.
A pas de loup, il fit le chemin inverse d’il y a quelques heures, tenant son ventre pour étouffer ses protestations. De retour à son point d’arrivé, il se laissa tomber sur le canapé. Ignorant l’heure à laquelle elle finirait par se lever, l’homme se demanda bien ce qu’il allait pouvoir faire en attendant. Il pouvait bien l’attendre là, les bras croisés et la mine boudeuse comme un enfant de cinq ans. Il est vrai qu’ils étaient partit du mauvais pied, c’était peu de chose dire. Mais bon, il n’allait pas nos plus déclamer comme dans le plus cliché des films à l’eau de rose : « Salut chérie, on est partit du mauvais pied, je t’offre des fleurs et on en parle plus ? ». Ce n’était certainement pas une chose à faire. Zuko soupira. Allons bon, ils étaient adulte non ? Ils pouvaient bien se comporter comme tel….
Puis une idée lui vint en tête. Pourquoi ne pas préparer le petit déjeuner ? Et même s’il ne cuisinait pas aussi bien que sa mère, lui n’était pas encore mort des suites de ses repas. Un ami proche lui avait également certifié qu’il se débrouillait pas mal, pour aveugle, bien qu’une infirmière ou deux ne serait pas de trop, à force de brulure et de coupure. Enfin bon, ce n’était qu’un détail.
Se levant du sofa, le violoniste se dirigea vers la cuisine, qui devait être toute équipée vu l’ampleur du loft. Sans gêne, il se mit à farfouiller un peu partout afin de trouver les choses, et pour savoir ce qu’elle avait. Se fiant aux odeurs, il finit par dénicherer ce qu’il cherchait.

L’homme appréhendait un peu sa réaction. Cependant, il n’avait pas envie de se comporter en gamin. Il est vrai que ce fut lui qui l’avait dérangé – de façon non intentionnelle certes – à une heure assez tardive. Et il s’en excuserait. Mais il ne pouvait s’empêcher de trouver extrêmement excessif le fait de vouloir lui faire payer une telle somme d’argent. Une personne normale l’aurait laissé à la porte et aurait certainement appelé la sécurité, ou encore il aurait répondu pour ensuite fermer la porte. Mais non…. Cette fille était une petite peste profiteuse, mais jusqu’à ce qu’il sorte d’ici, il allait devoir composer avec et même passer outre. Zuko avait tout de même vidé les poches de son manteau –laissé sur la valise, non loin de l’entrée - des clefs de son appartement et de son portefeuille pour les garder sur lui. Sait-on jamais.
Un doux fumet s’élevant de la préparation lui mit l’eau à la bouche, aspiré par la ôte, mais dont quelques parfums s’échappaient vers les étages. Des bruits de pas finirent par se faire entendre et la jeune fille pointa le bout de son nez au moment où il coupait le feu. Otant son doigt, qu’il s’était coupé, de la bouche, il prit une profonde inspiration et lui dit simplement :
- « Bonjours, j’espère que vous avez passé une bonne nuit. Commença-t-il sans la moindre once de moquerie où d’animosité dans la voix. Je tiens à m’excuser pour hier soir… enfin, pour cette nuit, mais également à vous remercier de m’avoir laissé dormir ici. »
- *Bien qu’elle n’ait pas eu grand choix apparemment.* Pensa-t-il pour lui-même.
Marquant une courte pause il reprit.
- « Je sais que nous somme partit sur un mauvais pied, mais j’espère tout de même que nous pourrions trouver un terrain d’entente… honnête. Et euh… le petit déjeuné est servi. » Acheva-t-il avec un léger sourire.
Zuko avait peur de sa réaction. Et il y avait certainement de quoi. Il essayait de se comporter en adulte, mais surement qu’elle ne le prendrait pas sous cet angle et chercherait plutôt à se venger. L’homme parait à cette éventualité. Mais espérait que ça ne recommence pas comme ça.


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MessageSujet: Re: Au petit matin, il se passe toujours quelque chose. [Libre]   Sam 24 Mar - 23:55

Le jeune homme finit par cracher son nom. Dubitative, Yuuki le regarda d'un air voulant dire qu'elle ne se ferait pas avoir. Il avait cette tonalité de menteur, cette sonorité qu'elle connaissait trop bien pour ne pas la repérer. Néanmoins, l'étudiante était trop fatiguée pour répliquer et laissa passer, le conduisant dans une chambre. Et emprisonnant le chien par la suite. Et la seconde suivante, Yuuki était de retour dans son lit, fermant les yeux, ne faisant même plus attention au parasite dans la chambre d'à côté. Non, elle était déjà dans les bras de Morphée. Demain - ou plutôt tout à l'heure - elle n'irait pas en cours. Plutôt crever que de s'endormir en partiels. Ce n'était pas non plus comme si ce serait un trou dans son dossier ou quoi que ce soit d'autre : une surdouée comme la peste brune s'en sortait toujours par différents moyens. Trop fatiguée aussi pour entendre l'évasion du chien. Aidé par son maître, ça allait de soi. 

Yuuki se réveilla en sentant une odeur inhabituelle dans son loft. Une odeur venant de sa cuisine. Loin de là les effluves de cramé et autre chose déplaisantes pour le nez délicat - LOL aucun commentaire - de la demoiselle. Non, c'était... À la fois étonnant, étrange et plaisant. On cuisinait ? Ah bon, depuis quand avait-elle engagé quelqu'un pour lui préparer ses repas ? Intriguée, elle finit par se lever de son lit non sans avoir jeté un coup d'oeil à son radio-réveil : midi quarante-et-une. Elle se souvenait vaguement des événements de la nuit ( du matin ) passée, la seule chose qu'elle avait retenue était que quelqu'un connaissait son plus gros secret - et le plus humiliant - et qu'elle avait gagné un violon. Violon qu'elle avait faillit casser en faisant tomber l'étui par terre. Avant de descendre, elle examina le nouvel objet. Bel instrument, en bon état. Sans aucune gêne, elle l'essaya, forcément, c'était un entier donc aucun soucis. Il avait un bon son. Mais d'où sortait-il ? Elle ne se savait pas somnambule, il n'y avait aucun risque qu'elle se soit levée durant la nuit pour aller racketter un homme au violon. 
L'odeur se faisait de plus en plus forte et son ventre criait à l'aide. Sûr que son estomac bouffait ses boyaux. Tant pis pour le propriétaire du violon, elle le garde. Descendant vers la source, elle vit un... Un chien. Et gueula. Ce qu'elle pouvait détester ces bêtes ! Lui aussi n'avait pas l'air de l'aimer, il avait montré ses crocs quand la pourrie-gâtée pointa le haut de sa boîte crânienne dans sa cuisine. Surprise Yuuki ! Un invité ! Ah bon ? 

Ah oui. Ça lui revenait. Déjà qu'il était aveugle mais en plus il se permettait de squatter sa cuisine en plus de son loft ? Son violon allait rester bien longtemps dans la chambre de la gamine. Elle lui en voulait toujours de s'être présenté devant elle. Son tuteur était l'unique personne - du moins elle espérait - à connaître son amour pour le rat d'Ikebukuro. Il n'empêche qu'il s'excusa. Et que là, elle crevait la dalle, donc elle n'allait pas se priver. C'était elle qui avait acheté tout ça après tout. 
    « J'espere que tu n'as pas utilisé ces aliments pour rien. »
Elle se mot à table, et prit une bouchée. Surprise totale. C'était... Incroyablement bon. Après tout, depuis le départ de ses parents et sa flemme de gaspiller de l'argent à engager une personne qui allait lui voler tout ce qu'elle avait pour lui faire à manger, Yuuki ne se nourrissait qu'au traiteur ou fast-food. C'était pas du quatre étoiles mais c'était toujours meilleur que ce qu'elle avait habituellement. Rapidement, elle termina son bol, en reprit. Ouais, un ventre qui grogne ça pouvait toujours être fatal. Surtout chez la brunette.
    « Pas mal. »
Genre.
    « Il n'empêche que je n'oublie pas pour hier. Mes partiels ne se feront pas tous seuls et je n'ai pas pour habitude d'aller aux rattrapages. »
Elle réfléchit rapidement. Et trouva quelque chose.
    « J'aime beaucoup ton violon et je le garde en compensation de ce dérangement qui m'a coûté un examen important. »
Elle sourit silencieusement, de son sourire malicieux. Un sourire qui disait qu'elle pouvait être fière d'elle d'avoir de la chance d'être tombée sur une victime comme lui. 
    « Si tu tiens à le récupérer, je te propose un marché. »
Pas sûr qu'il accepte mais dans tous les cas, elle était gagnante.
    « Je te le rendrais dans un temps indéterminé. En attendant, tu habiteras ici en me préparant mes repas... »
Avec sa rapidité habituelle, Yuuki prit le protagoniste aveugle en photo avec son portable de rechange - un de ses nombreux mobiles qui traînaient en permanence dans un coin - et envoya la photo à plusieurs de ses contacts, suivit d'un simple message texte. Les réponses ne se firent pas attendre, quelques dizaines de secondes plus tard, trois mails arrivèrent. Posant de nouveau son regard pourpre sur son interlocuteur, ses lèvres de dessinèrent de manière différentes. Elle avait laissé un blanc de même pas cinq minutes, et avait bien fait.
    « N'est-ce pas, Kurenai Zuko ? »
La jeune femme avait bien raison de s'être doutée d'un truc. En même temps, c'était pas comme si un nom, c'était difficile à vérifier. Finalement, elle avait bien fait de ne pas être allée à la fac ce matin.


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Merci Hachiko pour la sign' ♥️
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MessageSujet: Re: Au petit matin, il se passe toujours quelque chose. [Libre]   Jeu 17 Jan - 15:18

Visiblement, le repas ne sembla pas lui déplaire. C’était un bon point, ou pas. Zuko ne se faisait pas d’illusion sur le faite de pouvoir s’en tirer comme ça. Enfin, on pouvait rêver un peu non ? Logan était venu se réfugier derrière le plan de travail, appuyé contre la jambe de son maitre, il lui donnait de léger coup de nez. L’animal avait faim et lui pouvait le comprendre. Lui aussi… Il ne s’était autorisé qu’une bouché de la préparation et un morceau de viande à son compagnon. Ainsi, elle ne pourrait pas lui reprocher d’avoir consommé ce qu’elle avait acheté. Cela avait quelque peu calmé les protestations des estomacs, qui avaient l’habitude de se contenter de rien.
Le loft était silencieux, seulement ponctué par le son des baguettes et des mastications. S’en était presque gênant. Ce silence était pesant, jusqu’à ce qu’elle le brise en lançant ce qui aurait put ressembler à un compliment. L’aveugle ne répondit pas. Adossé à l’évier, il ne regardait pas non plus dans sa direction. C’était pénible de se sentir observé quand on mangeait… Il le savait, il détestait qu’on le regarde manger.
Il n’empêche qu’en fait, il n’avait pas besoin de parler, elle le fit très bien pour deux. Ah les partiels, il s’en souvenait comme si c’était hier et ça ne lui manquait pas. Enfin, ce n’était pas comme si cela ne se rattrapait en rattrapage. Quelle peste. Douée comme elle l’était pour pourrir la vie des gens, elle devait aussi l’être dans ses études. Des notes ça se rattrape, ou ça s’achète. Ça devait surement être son genre tiens. L’homme ne dit rien. Lui c’était encore un boulot qui lui était passé sous le nez. Ce qui était bien plus embêtant qu’un examen, quand on n’a pas la bourse de Crésus.
La main dans sa poche était serré si fort qu’il ne sentait plus ses jointures, ni ses ongles se planter dans sa peau. Garder son violon ? Et puis quoi encore ? Elle pouvait prendre tout ce qu’elle souhaitait, mais il y avait deux choses auquel on ne touchait pas : Logan et son violon. Le reste, peut lui importait. Enfin, il se disait ça alors qu’il avait refusé de lui donner l’argent qu’elle lui réclamait. Mais ça, c’était pour le simple fait qu’il ne les avait pas.
Le violoniste aurait voulu rire à sa proposition. C’était une blague sérieusement ? Et pourquoi pas faire le ménage et la lessive tant qu’on y est ? Pensait-elle vraiment qu’il allait accepter ? Il ne savait que trop bien qu’il serait pris à son propre piège. Le brun était extrêmement maladroit, ce qui n’était pas une veine avec sa cécité. Et s’il cassait quelque chose, c’était sûr que ça augmenterais inexorablement sa note et jamais il ne pourrait effacer son ardoise. Et Logan dans tout ça ? Jamais cette fille ne le supporterait et jamais il ne la supportera. Hors de question de le ramener à la SPA.
Sa dernière phrase finit par le sortir de ses pensées. Enfin, pas une phrase, son propre nom. Enfer … ! Quel idiot. C’est bien ça qu’il avait cru entendre il y a cinq minutes : le son si distingué d’un portable qui prend une photo… Cette peste avait bien évidemment les moyens de vérifier une identité en cinq minutes, étant donné que c’était une informatrice. Maintenant qu’elle savait ça, il se retrouvait acculé. Cependant, il était hors de question qu’il accepte ce marché saugrenu. Sadique comme elle était, elle le relâchera quand il ne pourrait plus être qu’un simple SDF. Il avait raté son rendez-vous avec Mr hitoshi, donc il avait fatalement perdu son futur emploie. Et avec ça, certainement l’appartement. Et quand bien même il ne l’aurait pas perdu – après tout c’est lui qui l’avait payé – on ne laisse pas à quelqu’un qui ne paye pas le loyer un appartement vide…
Mettez deux tête de mule dans la même pièce, et voilà ce que ça donne. Relâchant sa main dans sa poche, Zuko respira un grand coup intérieurement avant de se retourner vers elle :
- « Je suis désolé, mais je me vois contraint de décliner cette offre. Commença-t-il d’un ton calme et posé, sans énervement ni animosité. Il ne tentait pas non plus de cacher un quelconque énervement. Je me connais, et me prendre pour tout ce qui est « homme à tout faire » n’est pas la meilleure des idées. Pour commencer, je suis très maladroit et je présume que pour tout objet cassé, la facture sera considérablement augmentée. Comme je suis aveugle, il faut, également, une armoire à pharmacie conséquente en pansement. »
Il marqua une pause avant de reprendre.
- « Et puis, il y a Logan…
Oui, il avait précisé le nom de son chien. Et alors ? De toute façon, comme elle avait connaissance de son identité, avoir le nom du chien ne serait pas compliqué à avoir. Même si elle devait s’en moquer éperdument. M’enfin, on savait jamais…
… Il perd énormément de poil donc pour ce qui est du ménage, c’est tous les jours. Et encore, en été, ça s’avère fortement inutile. Et puis il faut le sortir, je ne pense pas que vous seriez encline à la faire, comme il ne vous suivra jamais. Evoquer l’intention de s’en débarrasser ? Même pas en rêve. »
Sa main gratouilla la tête du chien qui le regardait sans comprendre. Il pouvait sentir son regard comme ses sourcils relevés. Au final, il allait capituler pour ce qui était de la proposition initial du matin. A bien y réfléchir, il n’avait guère d’autre choix et c’était toujours mieux que d’être séquestré.
- « Ce qui pause actuellement problème, c’est que ce vous demandez, je ne l’ai pas. Mais si vous me rendez mon violon, et me laissez décrocher mon emploie, là je pourrais accéder à votre demande. De toute façon, maintenant que vous connaissez mon identité, je suis sûr que vous pouvez faire ce que vous souhaitez avec ça, donc ce ne serait aucunement dans mon intérêt de vous rouler dans la farine. »
Quand on dit que la nuit porte conseil… Aussi bonne ou mauvaise que cette proposition puisse être, il n’avait rien trouvé de mieux.
- « Pour ce qui est de votre examen, je suis vraiment désolé. Mais je pense qu’avec votre intelligence, vous serez vous épargner les rattrapages… »
Brossage dans le sens du poil, oui oui.
- « A moins que vous ne pensiez à un moyen plus rapide, c’est tout ce que j’ai à vous proposer. »
Pourquoi était-il célibataire déjà ? Ah oui, il n’avait jamais eu de chance avec les femmes…




Aaaaaaaaaaaaaaaaaah que pas en retard du tout. Non non XD.


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Au petit matin, il se passe toujours quelque chose. [Libre]

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