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 Ohayo gosaimasu Tikwiko-sensei!

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Ikebukuro, c'est chez moi !
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MessageSujet: Ohayo gosaimasu Tikwiko-sensei!    Jeu 16 Fév - 16:59

« Il me faut bien une demie heure pour arriver à la fac en métro vu le monde à cette heure-ci... »

Je me retournais dans mes draps, j'avais horriblement chaud, mais si j'avais le malheur de me découvrir un temps soit peu la température glaciale de la pièce me mordait la peau.
C'était cette heure le matin ou l'on est persuadé qu'on est, dans un premier temps en retard, alors on émerge plus ou moins doucement, on entrouvre ces yeux, on jette un rapide coup-d'oeil à la pendule et là, horreur, on se rend compte qu'il nous reste encore une ou deux heure à dormir. Mais le problème c'est qu'on sait pas quoi en faire de cette heure. Tenter de se rendormir? Ça relève de l'utopie! Alors on essaye de fermer les yeux, on tourne et retourne dans ses draps jusqu'à en avoir si chaud qu'on voudrait en sortir mais on est trop mou et trop lasse pour se s'extirper de là. On se persuade donc qu'on arrivera à se rendormir. Et en fin de compte on attend pour rien, le moindre bruit nous réveille: la porte du voisin de palier qui claque, le miaulement d'un chat derrière la fenêtre, l'activité urbaine qu'il s'éveille petit à petit dehors.
J'en étais arrivé à la conclusion qu'il valait mieux, finalement, se tirer de là. D'un coup de main ferme et décidé j'avais renvoyer la couverture sur le coté de mon lit, je m'étais redressée et enfin extirpée de ma chambre tout en m'étirant de façon, il faut bien l'avouer, pas spécialement gracieuse ou quoi que ce soit d'autre: d'un manière amorphe et approximative.
J'avais entamé un éveil à la force du thé alors que le radio-réveil semblait s'enclencher, au moins j'avais gagné quelques minutes sur mon planning. L'émission de radio matinale de NHK emplissait mon appartement alors qu'une musique à l'eau de rose de Fukuyama Masaharu débutait tout juste.

J'avais quitté mon pyjama, tenue peu recommandée pour se rendre dans un lieu public -si si je vous l'assure - pour quelque chose de plus simple et surement plus commun, mon sac de cours était fin prêt, je tirais de ma besace mes écouteurs et mon baladeurs avant de me plonger dans un titre de Radwimps: いいんですか?
J'avais dévalé les escalier, adressant un « bonjour » chaleureux au grand-père de l'immeuble, filant tout droit vers le métro dans lequel je m'engouffrais, accompagnée de nombreux salariés et autres employés de grandes filiales. Tous les mêmes, leur costume et leur mallette à la main. Ma chevelure blonde et mes vêtements colorés ressortaient dans cette masse sombre et si semblable. Les portes robotisées de la rame s'ouvraient et se fermaient en cadence, alors que cette vague sombre de costume emplissait cette bête de ferraille, j'entrais à mon tour, emportée par cette marée humaine. Je baissais le son de mon appareil, écoutant attentivement la voix féminine qui emplissait le métro, elle annonçait telle ou telle sortie, mettez en garde les plus jeunes passagers des dangers. Ah elle était parfaite cette petite voix, elle accompagnait mes voyages depuis maintenant quelques années, elle était presque de la famille cette voix. N'empêche que je ne pouvais pas m'arrêter de me demander à quoi elle ressemblait cette voix, enfin plutôt la partie charnelle de cette dernière dirons nous. On ne sera jamais plus connu que la voix du métro, elle est surement plus écoutées que tous les groupes en vogue.
Les portes s'ouvrirent sur mon arrêt, je posais un pied hors de ce ban de travailleur me rendant, le sourire aux lèvres vers ma fac. Je fixais un regard distrait sur mon portable, il était 7h30, les cours ne commençaient qu'à 8h, il fallait espérer qu'on me laisserai rentrer.
J'avais passé les portes du bâtiments après m'être expliqué avec un chargé de l'entretient qui, en vu du temps qu'il faisait: c'est à dire gris et froid, me laissa rentrer, pris de pitié.
Je retiré mon écharpe que je fichais en boule dans mon sac avant de grimper les escalier de la fac. Je passais quelques couloirs, vérifiais à nouveau mon emploie du temps, puis, poussais une porte. La chaleur de la pièce souffla sur mon visage alors que j'entrais. Le chauffage devait avoir fonctionné toute la nuit, laissant l'endroit dans une fournaise incroyable. Je refermais la porte derrière moi, prenant l'initiative d'ouvrir quelques fenêtres afin d'y faire entrer un air plus respirable. Je posais de façon peu attentionnée mon sac au pied de ma table avant de me poser à mon tour sur ma chaise.
La musique venait de finir, je déposais mes écouteur dans le fond de ma poche, mon regard océans se baladait dans la pièce, il suivait de temps à autre l'aiguille des minutes, comme si mon impatience avait pu la faire bouger.
J'étais maintenant en train de divaguer entre les bureaux,je m'étais même hasardé à ouvrir une étagère en sortant un vieux livre, sans hésiter une minute je fis craquer la reliure, tournant les pages épaisses et poussiéreuses de l'ouvrage. Rien de plus qu'un livre d'histoire, ça n'avait rien d'extraordinaire ou d'originale. J'observais avec attention les estampes: des youkais, des témoignages de tremblements de terre et enfin les divinités. Mes yeux s'accrochèrent à la figure de Suzano'o mon homonyme, ou enfin c'était plutôt moi son homonyme.

« Tu as l'ai de te défouler aujourd'hui. »

Entre lui et moi il y avait une certaine proximité qui s'était établis, peut-être le prénom, je n'en sait rien, mais je me permettais de le tutoyer, mais enfin je doutais fort qu'il me foudroie pour si peu. Le mauvais temps au dehors semblait en tout cas l'un de ses méfaits!
Je tournais encore quelques pages, l'ère edo le bakumatsu, la milice de Kyoto. Je passais le temps avec des morts, ou plutôt avec les écrits qu'ils avaient laissé.
Mon attention fut détournée par le bruit de pas dans le couloirs. Un lève tôt ou encore un agent d'entretien? Je n'allais surement pas tarder à le savoir, le martellement se rapprochait un peu plus, il semblait s'arrêter devant la porte. La lumière avait surement interpellé cet inconnu. La poignet tourna sur elle même et la porte s'ouvrit, une figure masculine s'en dégagea. Fukuya Masaharu? Non surement pas mais il lui ressemblait, enfin il y avait un air. Il semblait jeune, un élève? Il faut dire que de là où je me tenais il ne semblait à rien qu'à une brève silhouette sombre.

« Bonjour. »

Ma voix avait hésité, le ton n'était pas accordé, je ne savais même pas si il m'avait entendu du fond de la pièce. Peut-être ne s'attendait-il pas lui non plus à se retrouver en la présence d'une autre personne. Je suivais ma parole d'un bref ojigi et fermait le livre avec une rapidité approchant le divin, comme si il se fut agit d'un crime d'être vue en pleine lecture de cette oeuvre, j'étais la complice de ce livre prisonnier, je l'avais fait sortir de sa cellule ou il semblait purger une peine depuis de longues années. Je reposais le bouquin sur son étagère avec ces camarades détenus avant de refermer le meuble.

« Excusez-moi »

Je m'étais rapprochais de ma place un peu penaude. Je reposais mes yeux sur le nouvel arrivant, les cheveux sombres, grisonnants, et quelque chose me fit réagir, entrainant un déclic. Surement le sommeil ou la bêtise, mais ce personnage droit et calme qui se tenait dans l'embrasure de la porte n'était autre que notre professeur, cela faisait une petite année déjà qu'il enseignait ici. C'était une personne agréable et passionné, c'était surement sa jeunesse qui lui donnait ce souffle bouillant. Il faisait en sorte d'insuffler de la vie dans chacun de ses sujets, c'était plus que agréable d'ailleurs.

« [color=cyan]Je ne vous avez pas reconnu Tikwiko-san »

Je m'inclinais à nouveau de façon plus polie cette fois afin de rattraper mes lacunes en question de courtoisie d'il y a quelques minutes.
Les bâtiments sembler alors réanimé, on entendait à nouveau du bruit dans les couloir qui sembler s'emplir de visages. Par les fenêtres on pouvait apercevoir quelques élèves qui s'engouffraient dans la gueule béante de la fac.
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MessageSujet: Re: Ohayo gosaimasu Tikwiko-sensei!    Jeu 16 Fév - 23:34

La connaissance n’a pas de localisation précise, la preuve, aujourd’hui je n’irais pas à Raira mais à la fac ! En effet, je donne un cours une fois par semaine, le mercredi, dans l’établissement, cela va faire déjà 1 an. Je me demande toujours pourquoi ils ont voulu de moi, un gars de 22 ans, à peine sortit de l’école, pour s’y replonger mais de l’autre coté du bureau, celui du professeur.

Je dois avouer que le début n’a pas été simple, du moins pour moi, mon caractère discret ne m’aidait pas beaucoup avec cette classe d’étudiants avec plus ou moins le même âge que moi. Je n’étais pas à l’aise, mais maintenant sa va mieux. Ils sont tous passionnés d’histoire, de légendes du Japon. C’est plus facile d’enseigner dans ces conditions là. Malgré tout, une se détachait du lot, Sasaki Suzano. Déjà, son nom lui ouvrait la voie des études en Histoire.

Suzano’o, fils d’Izanagi et d’Izanami, frère d’Amaterasu et de Tsukoyomi. Une entité importante dans les légendes du pays.

Mais revenons à Sasaki, son penchant pour l’histoire est agréable. Un professeur se doit de faire aimer sa matière et distribuer son savoir aux autres. J’espère que j’effectue cette tâche du mieux possible.

Toutes ces pensées me traverse l’esprit pendant que je fume ma cigarette sur le chemin de la fac. Cependant ce n’est pas pratique, j’ai ma cigarette dans ma main gauche, le parapluie et le sac dans la droite, vivement que j’arrive tiens !

Oh non, je crois apercevoir une fille dans un fauteuil roulant au loin ? J’espère que ce n’est pas elle. Inutile de prendre le risque qu'elle me voit, je fais un petit détour par les petites ruelles ! Si est était amenée à me voir, elle chercherais à me parler et je-je ne suis pas prêt…

Au pas de course, je zigue-zague dans la petite ruelle, évitant les sacs poubelles et les…taches de sang je crois bien, sympathique tout ça.

Tant bien que mal j’arrive à la fac. Les chaussures trempées, donc les pieds aussi inévitablement. Etant donné que mes collègues de fac n’ont pas l’air de m’apprécier, je ne pense même pas à aller dans la salle des professeurs pour les saluer. Un gamin de 22 ans qui enseigne, la pilule doit être dure à avaler. Mais qu’a pensé le directeur de l’établissement pour m’intégrer à son corps d’enseignants ?

J’arrive dans la classe, je commence à avoir froid avec mes pieds mouillés mais pas d’inquiétude, il fait toujours chaud dans cette classe, j’ouvre la porte…même température que dans les couloirs, je prédis un rhume demain du coup.

Tiens mais qui est-ce que je vois ? Sasaki avec…un vieux livre d’histoire, elle me regarde, me lâche un timide « bonjour » elle se mit ensuite à fermer son bouquin, on pouvait voir la poussière se répandre dans l’air, et ne perd pas un instant pour le remettre sur l’étagère, comme si je venais de la prendre la main dans le sac. Elle s’excuse. De quoi je ne sais pas, j’allais lui retourner son bonjour mais elle se met à me saluer poliment tout en me disant qu’elle ne m’avait pas reconnu. Sa me met mal à l’aise :

- Raaahh, Sasaki, combien de fois je t’ais dit de ne pas faire ça avec moi, t’es plus âgée que moi et tu sais que les principes, je m’en fiche. Regarde, fait comme moi, lève ta main et dit bonjour ! C’est quand même plus agréable, non ? Et tu peux reprendre le livre que tu as posé sur l’étagère si tu veux le finir, les classiques il n’y a rien de mieux.

Je m’installe à mon bureau, pose mon sac au pied de la table, sort mes affaires. J’attends que tout le monde arrive, ils me saluent, ça par contre je peux pas les dispenser, c’est écrit dans le règlement donc je laisse faire. Je fais l’appel. Tout le monde est là, c’est parfais. J’entame le cours :

- Aujourd’hui nous allons étudier l’époque Azuchi Momoyama, la courte période précédant l’ère Edo. Elle s’étend de 1573 à 1603 et est important car durant cette période que le Japon sera unifié, grâce à 3 hommes. Ce qu’il faut savoir c’est qu’au début de cette période, les….
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