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 Will rain keep falling down ? | Kyojiro

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MessageSujet: Will rain keep falling down ? | Kyojiro   Mar 19 Juil - 23:17

Il fait frais aujourd'hui, tout comme hier, et ce sera certainement le cas demain. En remontant le col de ma veste, je me dis que ce sera certainement une journée comme les autres. Une journée où je m'installerai derrière le comptoir de l'accueil du rayon livre pour enfants, où je conseillerai des clients avec bonne humeur pour repartir le soir, à l'heure de la tombée des rideaux de fer. Non, un peu plus tard, en fait. C'est moi qui suis chargé de m'occuper de la fermeture aujourd'hui, et cela ne me dérange pas, au contraire. J'aime bien Junkudo.
Dès que j'y entre, je me sens bien. Je suis loin du bruit assourdissant de la ville qui filtre jusque dans le petit studio que j'ai réussi à dénicher. Mais étrangement, dans la librairie, cela ne perce pas. C'est comme si le papier absorbait les sons, les étouffait et les empêchait d'atteindre mes oreilles. Ce n'est pas que je n'aime pas le quartier, évidemment. J'aime les endroits vivants. Mais j'aime le calme, aussi. En bref, je suis content de mon travail, et j'espère que cela va continuer.
En y arrivant, ma responsable me salue, un gobelet de café chaud à la main. Je la salue poliment également, me dirige vers l'espace privé réservé aux employés, y dépose mes affaires et ça y est, la journée peut commencer.

Et comme prévu, il ne se passa rien de particulier lors de cette matinée. Il y eut certes un client qui piqua une crise de nerfs sur une collègue pour je ne sais quelle raison, mais il fut vite mis dehors. Cependant, le soupire qui échappe mes lèvres alors que me balance d'un pied à l'autre pour éviter de trop m'appuyer sur une jambe par confort n'est pas témoin d'ennui. Je n'arrive pas à m'ennuyer, ici. Je ne sais même pas pourquoi je soupire, en fait. Pour plein de raisons.
Mais finalement, quelque chose finit par attirer mon regard. Au départ je crus qu’il s’agissait d’un livre mal rangé qu’un client aurait laissé là mais en m’approchant je me rends compte qu’il n’y a aucune inscription sur la couverture et que celle-ci est bien trop épaisse pour qu’elle soit celle d’un livre classique, d’un roman ou d’un document quelconque. Alors, curieux, je me penche au dessus, l’identifiant immédiatement comme un carnet de notes, de dessin, ou quelque chose du genre.
Tout en le prenant dans mes mains, je regarde autour de moi mais rien : tout est désert et la seule compagnie humaine que je puisse trouver est celle de la femme spécialisée dans la documentation des livres d’arts. Une dame assez âgée et élégante, à l’image des livres qu’elle connaît.

Ne trouvant donc rien d’intéressant qui puisse m’aider, je repose mon regard sur l’objet que je tiens avant de me rediriger vers le comptoir. Le livre est noir et le quatrième de couverture est en carton très rigide, ce qui est très pratique pour ceux qui veulent dessiner dans la rue. Mais de ce que je vois pour le moment, je n’ai aucun indice quant au propriétaire du livre.
Par politesse, je ne l’ouvre pas et après être retourné à mon poste de travail, je le pose sur la tablette à côté, assez en évidence. Si le possesseur revient, ainsi, il le verra.
Et puis je l’oublie. Comme ça, tout bêtement. Mes yeux se tournent vers l’écran en face de moi. Le stock. Ah oui.

Le reste de la journée se passe également de manière extrêmement normale. J’entends derrière moi la pluie qui martèle l’une des rares fenêtres du magasin. Quand je me tourne vers elle, je ne vois que du gris et un vague brouillard derrière lequel se dessinent très vaguement les immeubles de la ville. Pendant un instant, je l’observe en silence, le rideau de gouttes d’eau. J’aimerais pouvoir marcher en dessous, mais je ne peux pas. Il m’est arrivé de me lancer et de mettre un pantalon imperméable pour aller en dessous – c’était une combinaison de ski, d’ailleurs, mais peu importe. Je me souviens que c’était vraiment super. Imprudent, mais génial. Manque de chance, je n’ai aujourd’hui ni pantalon étanche… ni de parapluie. Il va falloir que j’attende que ça cesse avant de m’en aller. Génial…
Finalement, l’heure de fermeture finit par arriver, et c’est moi qui suis chargé de tout éteindre à mon étage, comme je l’ai dit plus tôt. C’est donc ce que je fais avant de retourner au comptoir où je suis assigné pour récupérer un papier quelconque. Et là, en le voyant, je me souviens du carnet. Je m’arrête un instant dessus. Personne n’est revenu le chercher. C’est un peu dommage, cela me ferait de la peine de le mettre au recyclage. Je sais que je devrais aller le donner à l’accueil mais je sais aussi qu’ils ne le garderont pas très longtemps là bas. Peut-être que son propriétaire reviendra demain ou après demain après tout ?

Alors je le décide de le garder avec moi en attendant. Je le ramènerai demain et si dans deux ou trois jours personne n’est revenu le chercher… je ne sais pas trop ce que j’en ferai. Je verrai le moment venu. Je le mets donc dans mon sac et éteint la lumière de mon poste. Puis je ferme le rideau de la boutique et sort en même temps que les dernières personnes présentes.
Mais contrairement à elles, je ne passe pas le porche : je reste là et m’adosse au mur, au sec. Je ne peux pas y aller de toute façon. Et puis les caméras de surveillance pourront dire ce qu’elles veulent, je ne suis là que pour attendre que la pluie passe. Ce n’est pas un crime. Et j’espère qu’elle va bientôt cesser.
C’est avec un œil critique que je remarque qu’elle est loin de faiblir. Alors dans un soupir, je passe la main dans mon sac pour attraper mon portable histoire d’avoir quelque chose à faire.
Sauf que ce n’est pas lui que je touche. Le carnet : encore.

Cette fois-ci, la curiosité me démange les doigts, surtout maintenant que je m’ennuie. Regarder la pluie, c’est bien mais ça me frustre énormément. Et puis je dois en profiter, il fait encore assez clair.
Alors, avec la sensation que ce que je ne fais n’est pas très bien – j’ai l’impression que je suis sur le point de lire un journal intime - je sors le livre et l’ouvre à la première page.
Je plisse les yeux pour mieux voir en attendant que mes yeux se fassent à la faible lumière et j’y vois un nom : « Yamashita Kyojiro ». Cela ne me dit absolument rien, alors je tourne la page. Ce que j’y vois m’impressionne énormément et me pousse à me pencher un peu plus et à dévorer des yeux les dessins qui s’y trouvent.
Il y a un peu de tout. Des objets, des bâtiments (j’admire d’ailleurs toutes ces personnes qui maîtrisent la perspective), et surtout des corps humains. Je suis complètement soufflé. Toutes les personnes que je vois sont toutes différentes, l’homme qui a dessiné cela du prendre des modèles. Et tout ce que je préfère là dedans sont les esquisses. Les paysages, modèles où l’on voit encore les traits de construction.
Je continue ainsi pensant un moment, me disant que la personne ayant dessiné tout cela a vraiment du talent. Puis, je pense à mes propres bonhommes bâtons et ris un peu avant de continuer à tourner les pages après les avoir passées au peigne fin.

Et puis finalement, une esquisse attire un peu plus mon attention. Pas parce qu’elle est plus jolie ou quoique ce soit mais… parce que je m’y reconnais étrangement. Je plisse un œil, ceci étant totalement inattendu. Je ne me sens pas blessé ni rien, je suis plutôt surpris. Puis flatté, avant que je ne secoue la tête pour me remettre les idées en place : je devais être là quand cet homme avait besoin d’un modèle, et voilà.
Mais tout de même. Savoir quelqu’un a dessiné mon visage avec précision est assez perturbant, mais je ne dirais pas déplaisant.
Sans me rendre compte que la pluie commence à s’arrêter, je continue ma route dans l’art de ce Kyojiro en me disant que, vraiment un carnet aussi beau ne devait pas resté abandonné comme ça. Non, il faut que je lui rende.


[Sorry pour le retard et la fin un peu en queue de poisson (LULZ),mais voilà, c'est là !]
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MessageSujet: Re: Will rain keep falling down ? | Kyojiro   Mer 20 Juil - 1:46

Huit heure, huit heure pile qu'affichait mon réveil accompagné par la voix suave d'une jeune femme qui annonçait les infos du jour. Encore un peu drogué par le sommeil j'avais bien de la peine à sortir de mes draps, apportant instinctivement ma main à ma nuque encore endolorie, la frotant encore somnolant. Je posais un point lourd sur le haut du reveil stoppant le bruit bient trop fort pour mes oreille matinale avant de m'extirper, non sans mal, de mon lit. De là je me traine doucement dans la cuisine avant de savourer un petit déjeuner des plus banales pour une journée banale puis porté par les reflections de mes colocataires je me décide enfin à aller enfiler un "maudit t-shirt" pour ne pas les citer. Puis c'est au tour de la salle de bain, une brève inspection qui me pousse à passer un coup de brosse dans des cheveux hirsute et enmêlés avant de m'offrir une douche bien méritée, encore un peu endormi. Finalement ce sont les aboiement frustré de Van qui me ramènent à la réalité, je tire un morceau du rideau de douche pour mieux apercevoir l'animal qui me jette un regard pressant décrivant surement un besoin incontinent d'aller ce soulage, ni une ni deux je saute dans un vieux jean et enfile un t-shirt tout aussi sombre gribouillé de je ne sais quel inscription ou logo avant d'attraper la laisse que le chien tient dans sa bouche. N'oubliant rien du necessaire minimum nous voila maintenant tous deux dehors, le visage fouetez par le crachin je traine l'animal dans les rue vide de monde du quartier qui se reveille sous la grisaille. Les nuages gonflés d'humidité flottent dangereusement au dessus de la capitale, apportant avec eux le caractère égris de certains habitant du quartier, ce qui n'est certainement pas mon cas, je ne rechigne jamais devant une bonne balade sous la pluie, à vrai dire c'est apaisant, on a pas a fuir sans cesse le soleil qui vient nous brûler les yeux, certes la lumières est nettement moin bonne pour le dessin, mais croquer une paysage sous la pluie est surement une des choses les plus sympathique -bien que compliquée- à réaliser.
Puis nous finissons par trouver un endroit au gout de monsieur -comprenez par là le chien- pour soulager une envie pressante- il s'agit encore une fois du chien pas de moi-.
Nous passons enfin les heures suivantes à nous promener dans tout le quartier encore bien vide, seuls quelques salariés se pressent dans la rue ainsi que plusieurs commerçant, poussant à bout de bras le store qui protège leur précieuse vitrine. Alors que la pluie bat maintenant le sol des rue et rend la visibilité presque impossible, je m'amusais de voir ces pauvres personne courir, enfrainés, se protégeant comme ils peuvent de cette apocalypse flotteuse alors que j'emprisonnais consciencieusement, bien à l'abris sous la véranda d'un café, cette scène sur le papier sous le regard dépité de Van qui aurait bien apprécier un tour au parc. La feuille était à présent noircies presque entièrement par le fusain, on pouvais voir encore les traits de construction que je m'évertuerais à m'effacer une fois rentré c'est promis. Je faisais claquer d'un coup sec a couverture sur les pages, glissant à nouveau le carnet dans une sorte de grand sac noir informe. Pas que je n'assumais pas mon côté metrosexuel reffoulé, mais je ne supporté tout bonnement pas me balader avec un sac sous le bras comme une demoiselle, mais je ne pouvais me résoudre à me séparer de mon précieux carnet, un pauvre sac de sport faisait alors souvent l'affaire. Me décidant finalement à quitter le bistrop je saisi dans un mouvement peut impliqué la laisse de Van, avançant d'un pas tout aussi convaincu. Où allais-je bien pouvoir m'abriter cette fois? J'optais tout d'abord pour un magasin d'art pas trop loin, mais ma caracasse trempée incita les gérant de l'endroit à me regouler...Je lançais alors un regard déconfit à ma pauvre bêtre trempée elle aussi avant de reprendre mon chemin dans les rue présentement déserte. Le bruit de mes pas rencontrant inévitablement le sol trempé, ce martelement humide, était accompagné par les petite plainte stridente de Van qui me regardait, les yeux plein d'amour mais surtout plein d'eau. Je laissais un soupir passait la barrière de mes lèvres saisissant l'animal mouillé contre mon torse, protégeant son museau de la pluie sous ma veste qui dégoulinait elle aussi. J'appercevais finalement l'apaisante silhouete du centre Junkudo, un endroit idéalement calme à l'abris de la pluie, à vrai dire tout batiment collant à cette description m'aurais convaincu, mais plus particulièrement celui-ci , pourquoi? Et bien tout d'abord car il s'agissait d'une mine d'or en ce qui concernait les mangas mais aussi car ce magasins avec contribué à de nombreuses reprise à une grande aide au niveau de la documentation, pour mes études! Je rentrais donc d'un pas décidé dans l'enceinte du magasin me faufilant dans le rayons qui apportait le plus d'intéret à mes yeux, et cela sans aucune réflections telle qu'elle soit!
Mes pupilles se baladère un instant sur les nombreuses reliurent toutes aussi colorés les unes que les autres, des nouvelles sortie. Posant van à terre je saisi l'un de ces petits bouquin entre mes doigts humide, feuilletant assez rapidement son contenu, qui me paru ma foi satisfaisant. J'ouvris mon sac jugeant avec intéret la taille de mon porte-monaie...Il devait bien y avoir quelques billets, plus de quoi me payer ce manga d'ailleurs. Forçant un peu le pas de mon ami à quatre patte j'étais prêt à règler mon nouvel achat fier comme pas deux, quand une voix retentit derrière moi, je me retournais alors, inquiet de savoir si j'était bien le déstinataire de cette mise en garde.


"Pas de chien!"

Je fixais un instant Van...Oh...Jun' ne serait pas mon repère contre la pluie battante alors, sous les menaces incessante je me pressais de payer mon du un peu maladroitement, sortant le contenu entier de mon sac avant de trouver mon porte monaie, je tendais quelques billet à une charmante demoiselle et sans avoir le temps d'un "merci" je rangeais en vitesse le contenu de mon sac avant de m'enfuir loin de ce maniaque. C'est ainsi que je me retrouvais à courir sous une pluie battante, le corps totalement glacé par les gouttes de pluies qui semblaient maintenant s'abbatre sur les badauds comme une douche. C'est à mi-chemin que je me questionnais quand à la soudaine légerté de mon sac. J'ouvris un oeil interrogateur et surpris avant de jeter mon dévolu sur l'intérieur du contenant. Quoi?...Plus rien? Il n'était plus là ?! Devant mon affolement Van appuya une petite plainte inquiète. Mon carnet avait disparu! Ou l'avais-je laissé?! Je me remémorais avec une rapidité déconcertante mes lieux de passages de la journées avant de filé tout droit vers le café, persuadé de l'avoir oublié après mon dessin mais les quelques serveurs qui restaient m'assurèrent qu'ils n'avaient jamais vu un tel objet. Je soupirais deçu, avant de retourner sur mes pas, deçu par un tel oublie. C'est que tout était gravé dans ce petit carnet depuis déjà des lustres, le visages d'amis, des souvenirs de vacances, de mes parents même! Si c'est pour vous dire à quel point j'y tenais à ce foutu carnet. Un peu amer je regagnais finalement le junkodu, persuadé que l'endroit serait fermé, personne ne pourrait donc m'enquerir du destin de mon pauvre carnet.
Peut-être par chance ou bien par jeu des circonstances, et bien que l'endroit fut fermé, je pouvait apercevoir une silhouette au loin, assise sous le porche de l'endroit, peut-être un simple passant qui c'était réfugié? Mais mon intuition me poussait à chercher plus loin. Je m'approchais donc de cette inconnu qui feuilletais...mon album de dessin? Un sourir niais inonda alors mon visage tant la joie de retrouver cet objet, pourtant si bête et commun, grandissait en moi.

-E-excusez moi?

J'observais un instant le visage étrangement familier du jeune homme avant de poser mes yeux sur une des feuille griffoné, relevant de nouveau mes yeux vers ce visage, les rabaissant, et cela allez bon train avant que l'idée qu'il s'agissait de la même personne germe dans mon esprit.


-Je vous ai dessiné?

Lachais-je bêtement, c'était plus une pensée enoncée tout haut qu'une apostrophe à vrai dire.

-Excusez moi, enfin , c'est mon carnet que vous avez là.

Je me grattais la nuque un peu confu par ces vives phrase lâchais un peu n'importe comment.
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MessageSujet: Re: Will rain keep falling down ? | Kyojiro   Mer 20 Juil - 23:35

Au bout d’un moment, je finis par me laisser glisser contre le mur, m’asseyant assez lentement puisque toute ma concentration en ce moment est focalisée sur le carnet. Que le sol soit sale ou pas – vu l’endroit et connaissant la ville, il doit d’ailleurs être propre comme un sou neuf – je m’en fiche.
De ce fait, je n’entends pas les bruits de pas venant vers moi. Ou alors je les entends, mais je ne les remarque pas vraiment. Ce n’est que quand un « E-excusez-moi ? » retentit que je sursaute presque et lève la tête d’un seul coup en regardant la personne en face de moi avec surprise. S’il y avait bien quelque chose à laquelle je ne m’attendais, c’était que quelqu’un vienne me voir.

Je regarde donc l’individu en face de moi, les yeux grands ouverts. De là où je suis, il me paraît très grand, mais en vrai il doit faire à peu près ma taille ou quelque chose comme ça. Cependant il est loin d’avoir l’air menaçant. Au contraire, il a un sourire sur son visage alors que son regard est baissé vers moi. Et au départ, je me demande ce qu’il me veut alors je me contente de le regarder avec un regard toujours aussi incrédule. Ce n’est en tout cas pas un type de sa sécurité, sinon il ne me regarderait pas avec cet air là. D’ailleurs, il a un bandeau sur l’œil. Mais je ne le vois pas très bien de là où je suis, donc je ne m’y attarde pas trop, même si ça m’intrigue. Mais bon. Nous sommes à Ikebukuro, et j’ai appris à ne m’étonner de rien.

« - Je vous ai dessiné ? Me demande-t-il alors, sans bouger.
- Huh ? »

Comment ça, « je » ? Alors c’est lui le propriétaire du carnet ? Je sens ma mâchoire s’affaisser de quelques centimètres vers le bas. Je vais de surprise en surprise ce soir on dirait. C’est vrai, je ne m’attendais pas à tomber sur le propriétaire de ce livre aussi vite. Après la fermeture. D’ailleurs, je m’attendais à tomber sur quelqu’un de plus âgé je pense. Pas une fille, c’est sûr vu le nom, mais quelqu’un dans la trentaine peut-être. Visiblement, ce n’est pas du tout le cas. Il semble un peu plus vieux que moi, mais il n’est certainement pas un vieillard.

« Excusez-moi, enfin… c’est mon carnet que vous avez là. »

Cette phrase me sort de ma semi-rêverie et je me rends compte que depuis tout à l’heure, je le fixe comme un merlan frit (le premier qui fait une blague, je le tape). Ce qui n’est vraiment pas très poli…
C’est à ce moment là que je sors enfin de mon long bug et que je me mets à bouger un peu brusquement.

« Ah, euh, je… »

Ne riez pas.. La surprise me fait un peu perdre mes moyens, alors j’essaie de me relever et ce n’est qu’à moitié fructueux. Je titube à moitié et dois m’appuyer sur le mur pour ne pas perdre l’équilibre, mais j’arrive finalement à tenir debout sur mes deux pieds. Je dois passer pour un véritable imbécile. Rah. Quel idiot.
Je regarde un peu partout sauf en face de moi et quand je finis par poser mon regard sur lui, je suis un peu penaud et gêné.

« Excusez-moi… Yamashita Kyoshiro-san, c’est ça ? Je travaille ici et j'ai trouvé votre carnet, alors je me suis dit que j'allais le garder pour vous le rendre quand vous reviendriez au magasin pour le chercher. »

Tout en me fondant en explications, je me baffe mentalement avant de reprendre mon souffle et de continuer, moins vite cette fois.
Ce n'est pas de la timidité... Je m'étonne moi même, en fait. Je crois que je parle trop.

« J’ai regardé vos croquis. Je n’aurais pas du je sais mais c’était trop tentant, » j’avoue en refermant le carnet et en me passant une main sur la nuque. « … Mais… je dois quand même vous féliciter ! »

Avec cela, je retrouve le sourire et je lui tends son livre.

« Vous avez un talent incroyable ! » Dis-je sans vraiment contenir mon enthousiasme. « Vraiment, j’aime beaucoup tout ce que vous avez fait ! Particulièrement tous ces paysages et ces personnes ! Je suis d’ailleurs honoré de m- he ? »

Je suis alors coupé dans ma tirade pleine de joie par un pincement. Quelque chose a attrapé ma jambe et, m’arrêtant de parler, je baisse le regard pour me rendre compte… qu’un chien me mord le mollet. Pas très fort, heureusement. Il me mordille à travers le jean, en fait, mais je n’irais pas jusqu’à dire qu’il s’agit d’une chose agréable. Je le regarde alors, perplexe, et finit par lâcher un « euh ? » très intelligent. Je remarque rapidement que malgré le fait qu’il soit mouillé, l’animal a un collier et que son poil semble entretenu… il ne s’agit donc pas d’un chient errant.
Cela ne m’empêche pas de secouer un peu la jambe et de me pencher pour essayer de l’enlever de là avec un « mais arrête ! » plus ou moins convainquant et un peu stressé. S'il pouvait éviter de trop me mouiller la jambe, ce serait bien...

Il s’en passe de drôles de choses ce soir, en tout cas...
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MessageSujet: Re: Will rain keep falling down ? | Kyojiro   Jeu 21 Juil - 18:51


La petite face m'observait, la bouche ouverte comme un trou béant d'intérêt, si ce n'était pas de l'intérêt c'était du questionnement et si ce n'en était pas c'était alors les méandres de ses pensées qui avaient avalé ses paroles! La petite silhouette ne bouge pas d'un pouce, totalement retranché dans son petit coin bien au sec, seuls deux petits ovales bleus ressortent de l'ombre qu'apporte les nuage et la fin d'après-midi.
J'observais un peu déconcerté, le jeune homme, autant le croquis que la personne de chaire qui se tenait bien en face de moi. Cela n'était certes pas la première fois que je rencontrais l'un de mes modèles anonyme mais il restait toujours amusant de découvrir le caractère et de voir le dessin s'animer. Certainement, si j'avais connu le caractère de ce jeune homme, les traits n'auraient pas été les même, il est amusant de voir que l'estimation que l'on porte à une personne se répercute sur notre façon de nous le représenter. Le visage s'anima alors, passant d'un bête grimace à une expression déboussolée. Bafouillant quelques mots le jeune brun se redresse avant de manquer de tomber, pur réflexe de ma part, je tend les bras pour attraper le jeune homme qui parvient cependant à reprendre son équilibre sans mon aide, constatant cette subite reprise de conscience je ramène mais mains le long du corps. Un petit sourire s'étire alors sur mon visage, je ne me moque pas! N'allais pas croire ça, je ne suis pas personne à me moquer d'autrui, je n'apprécie pas cette méchanceté gratuite, mai il faut bien avoué que l'inconnu était drôle, on aurait dit quelques maladroit pas de danse esquissé sur un sol plus que glissant.


-Excusez-moi. Yamashita Kyoshiro-san, c’est ça ? Je travaille ici et j'ai trouvé votre carnet, alors je me suis dit que j'allais le garder pour vous le rendre quand vous reviendriez au magasin pour le chercher.

Décidément j'avais une chance folle aujourd'hui, si on oubliant cette pluie qui ne cessait de tomber sur ma pauvre carcasse, ce à quoi je répondais un « merci » plein de gratitude suivi d'un ojigi poli, je ne remercierais jamais assez ce jeune homme d'avoir sauvé mon carnet, si on pouvait appelé ça un sauvetage, c'était plutôt un stupide oublie rattrapé par la bienveillance d'un employé de l'établissement, mais pour moi c'était tout comme. J'observe un instant le carnet, resté entre les mains du jeune homme, en tout cas il est intacte!

-J’ai regardé vos croquis. Je n’aurais pas du je sais mais c’était trop tentant, … Mais… je dois quand même vous féliciter !

Alors le rouge me montait aux joues, c'était trop de compliments pour mon petit esprit peu adapté à ce genre dé déclaration. A vrai dire, sauf quand l'école le demandais, j'avais une tendance malsaine à planquer ce carnet, à le plonger dans l'oubli de mon entourage de peur de vexer, à cause de portraits ratés, ou bien passer pour un malade obsessionnel à gribouiller tous ces visages...J'étais donc ravi de pouvoir profitais de l'avis d'une personne, qui déjà m'étais inconnu, mais qui en plus appréciait mes dessins! Un sourire niais étira alors le coin de mes lèvres, alors que ma main venant frotté, inlassablement, ma nuque, signe d'une gêne certaines. Je ne manquais pas de me confondre en remerciement non plus! Et puis j'excusais sa curiosité, possédant moi même se défaut surement bine plus exacerbé pour ma part, et bien qu'elle puisse être mal placée, ce n'était ici pas le cas!

-Vous avez un talent incroyable ! Vraiment, j’aime beaucoup tout ce que vous avez fait ! Particulièrement tous ces paysages et ces personnes ! Je suis d’ailleurs honoré de m- he ?

Alors que le flux de compliments reprenait je recommençais mes polies inclinaisons, un sourire timide se dessinait sur ma face, les joue toujours rougie par tant d'attention tournées vers ma personne. Cependant le petit brun coupa tout à fait ses paroles, quelle en était la raison? Je n'en savais rien ...Les yeux du jeune homme descendirent vers sa jambe , mes pupilles suivirent alors le même mouvement, étonnées. Oh tien, je l'avais oublié celui-la!
L'interruption n'était dû qu'à ce pauvre Van qui commençait à mâchonner goulument le mollet de ce sympathique inconnu. J'écarquillai de grands yeux décontenancé, un long silence pesant, chacun de nous fixait l'animal qui semblait ma foi, se régaler, et pourtant ce n'étais pas faute de le nourrir. Venant briser ce silence, quelques discrète plainte de mon sauver émanèrent, de plus l'odeur de chien mouillé, très peu agréable il faut l'avouer, devait déjà avoir totalement imprégné le tissus du pantalon, je tirais, un peu blasé, sur la laisse trempée de l'animal le tirant loin du jeune homme.


-Van!

L'animal, un peu penaud, regagna tranquillement sa place.

-J-je suis vraiment désolé!!

Dis-je avant de saisir le carnet entre me bras, le glissant rapidement dans mon sac informe afin de ne pas l'abîmer. Le chien, humilié, se confondait en petit couinement strident bien caché derrière la silhouette ruisselante qu'étais son maitre.
Prenant soudainement conscience de toute cette eau qui me tombait sur le râble je me pressais sous le porche à coté de mon interlocuteur saisissant au passage l'animal sous mon bras.


-C'est qu'il pleut beaucoup...

Petit silence gênant. Il faut dire que la réflexion était stupide, il aurait fallu être perché très haut pour ne pas voir ces trombes d'eaux qui s'abattaient sur la ville!

-Dites, vous me permettez de vous offrir à boire? Et puis on sera au sec!

Effectivement cela sonnait mieux que de rester à bavasser sous un porche! Et puis il y avait un bar pas très loin, le services était sympa l'ambiance chaleureuse et se serait toujours mieux que sous cette marrée grisâtre! Je me redressait alors, retirant ma veste qui m'aiderait à me protéger de la pluie, prêt à courir rejoindre pour rejoindre le petit établissement, mes yeux suivaient alors un parcours bien précis qui évitait assurément la douche.
Je retournais alors mon visage vers l'inconnu.


-Enfin je ne vous oblige en rien! Mais j'aimerais vous remercier pour votre gentillesse!

Dis-je un peu niaisement.

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MessageSujet: Re: Will rain keep falling down ? | Kyojiro   

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Will rain keep falling down ? | Kyojiro

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